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Émétophobie (peur de vomir) : une approche clinique spécialisée

Ruby Villar-Documet – Psychologue clinicienne

Specialiste Emetophobie Ruby Villar-DocumetSpecialiste Emetophobie à CourbevoieSpecialiste Emetophobie à Paris

Les Phobies (peur) et l’Emétophobie ou “peur de vomir” 

Première partie : Les phobies

Qu’est-ce que la Phobie ?
Hypothèses Etiologiques - les causes
Diagnostic différentiel entre la Peur et la Phobie – où est la différence ?
La classification des Phobies
L’Épidémiologie, ou la répartition et la gravité des états pathologiques
Phobies : Le Dictionnaire

Deuxième partie : L'émétophobie

Qu’est-ce que l’Emetophobie ou la peur de vomir ?
L'évolution de l'Emétophobie
Classification de l’Emetophobie
Les Crises et les Symptômes qui accompagnent l’Emétophobie
La gestion des crises
L'Emétophobie et ses possibles complications

Troisième partie : Notre intervention thérapeutique contre les phobies et l'émétophobie (comment vaincre la peur de vomir)

L'Approche Thérapeutique des Phobies (thérapies efficaces pour traiter l’émétophobie)

Approche neuroscientifique de l'emétophobie : un trouble de la perception interne et de la régulation émotionnelle

 

L'émétophobie (peur de vomir ) :

L'émétophobie est une crainte irraisonnée de vomir.

Si pour la plupart des gens, les vomissements provoquent des sentiments de dégoût relativement raisonnables, pour d’autres, leur simple imagerie mentale peut provoquer une véritable anxiété (émétophobie).

L’emetophobie, est une peur irrationnelle de vomir. Selon les individus, cela peut se traduire par la peur de vomir, la peur des nausées, la peur d'entendre ou de voir quelqu'un vomir, la peur d'être vu en train de vomir ou la peur d'imaginer vomir. Cela fait partie d’une phobie spécifique, c’est-à-dire qu’elle est causée par une situation, une circonstance ou un objet spécifique émétophobie - vomi. La réaction perçue est disproportionnée par rapport au risque ou au danger réel.

Un psychologue spécialisé dans le traitement de l'émétophobie pourra traiter ce trouble, sur adultes et enfants, comme nous allons le montrer dans cet article, présentant des solutions efficaces.

Mais avant tout, qu'est-ce que l'émétophobie (peur de vomir) ?

Les emetophobes (émétophobie) sont terrifiés à l'idée de vomir, de voir du vomi ou de voir les autres vomir, particulièrement dans les situations sociales. Il en ressort des une grande anxiété au quotidien, jusqu'à de possibles crises de paniques.

C'est en tant que spécialiste de l'émétophobie, pour adultes et enfants en consultation dans la région parisienne (Courbevoie), que nous vous proposons cet article très détaillé, qui vous permettra de vous faire une idée précise de la question de l'émétophobie et des moyens efficaces, existant pour s'en sortir.

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Pour toute demande de consultation afin de traiter le trouble de l'émétophobie en cabinet chez le psychologue (hypnose, tcc...), Ruby Villar-Documet remplissez svp le formulaire de contact.

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Première partie : Les phobies (peurs et leurs traitements)

Qui n'a jamais éprouvé un trouble ou une envie de fuir devant une situation dont il est certain qu'elle ne présente pourtant aucun danger ? Certaines peurs irraisonnées, parfois naturelles comme durant l'enfance, peuvent, pour diverses raisons, se fixer et prendre un caractère de plus en plus envahissant et incontrôlable (emétophobie peur de vomir). C'est là qu'apparait ce qu'on appelle le diagnostic possible de "phobie" (peur irraisonnée).

Dans cet article, ce terme sera plus précisément explicité et nous présenterons ces différentes explications, soit scientifiques ou interprétatives, qui sont communément admises par les psychologues, cliniciens, psychothérapeutes ou neurothérapeutes, dans le cadre de leur profession d'aide.

Ensuite nous aborderons plus précisément la phobie/ emétophobie qui consiste à avoir peur de vomir, ou émétophobie.

Nous l'aborderons dans le détail et en la décrivant et en analysant un témoignage caractéristique, quant aux symptômes et à leur évolution.

 

Personnalisation de notre thérapie (traitement et diagnostic de phobie) :

Bien sûr il existe un grand nombre de phobies, qui sont traitées de façon différentes suivant les approches médicales. En tant que psychologue clinicienne (psychologue spécialisé en émétophobie), nous donnons systématiquement une place à l'individualité du patient, à son expérience personnelle, à partir de laquelle nous pourrons planifier une thérapie qui lui sera propre.

Nous commençons toujours par écouter puis proposer un protocole de travail permettant d'entretenir une collaboration confiante avec le patient. Ensuite nous abordons la thérapie par étapes, en utilisant des méthodes douces : exercices en condition ou pas, apprentissage de méthodes de relaxation, amma assis, hypnose, neurostimulation...

Qu'est ce que la Phobie ? 

Le terme Phobie, du grec ancien phobos (φόβος), désigne un ensemble de troubles psychologiques axés sur une entité extérieure capable de susciter une peur irrationnelle. Il s'agit d'une crainte angoissante spécifique "déclenchée par un objet ou une situation n'ayant pas en eux-mêmes un caractère dangereux, disparaissant en dehors de l'objet ou de la situation, ce qui entraîne des conduites d'évitement caractéristiques, au delà du contrôle volontaire, bien que le malade soit conscient du caractère absurde de sa crainte".

Le « phobique » vit dans la crainte constante d'une nouvelle panique: "c’est un cercle vicieux infernal" (émétophobie peur de vomir).

Les Traits généraux du Patients sont : timidité, effacement, réserve, hyper-émotivité, anxiété prédominante.

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Hypothèses étiologiques = les causes de la phobie :


Génétique, psychologique et familiale -

Certaines théories supposent qu'il existe une composante organique (présente dans toutes les cultures) avec une prédisposition biologique pour expliquer la grande sensibilité à certains stimulus particuliers (emétophobie-vomi). Ainsi, une personne atteinte de phobie naîtrait avec un patrimoine phobique qui serait transmis de génération en génération. En effet, il existe des Phobies communes à l'homme, quelle que soit la latitude sous laquelle il vit ; ainsi, tous les enfants dans le monde craignent le noir, la séparation d'avec leur mère... De plus, certaines peurs, comme celles des serpents, du vide, de l'obscurité, de l'eau... existeraient en nous à l'état latent. Une expérience célèbre consistant à placer un bébé sur une plaque de verre montre combien l'enfant a peur du vide sans jamais avoir encore fait la moindre chute.

Selon l'anthropologue Seligman (1873-1940) des "réactions/comportementales" innées montrent chez l'animal comment certaines espèces se méfient instinctivement de leurs prédateur avant même de les avoir rencontrés ; ce même type de réaction servirait chez l'homme à le prémunir contre les dangers, à partir d'une sélection naturelle.

On trouve aussi le plus souvent une origine psychologique (intrapsychique et inconsciente) et, parfois, un facteur familial.


Le facteur familial -

Dans ce dernier cas, on peut parfois retrouver "un type de phobie" fréquente dans certaines familles, ce qui appuie la thèse de la possibilité d'un facteur génétique impliqué. La question est de savoir, dans ce cas-là, si cette fréquence plus élevée est due à l'hérédité ou plutôt au fait d'avoir grandi avec d'autres personnes anxieuses, celle-ci demeure toujours ouverte.

Des études ont révélé qu'en général, les personnes ayant une Phobie sociale ou une agoraphobie ont vécu un éclatement familial, ont éprouvé de la timidité, ou encore n'ont eu que peu de relations amoureuses et n'ont pas été encouragées par leurs parents à développer leurs relations sociales. 


Psychanalytique –

Parmi les diverses approches psychologiques, ce sont les psychanalystes, et particulièrement Sigmund Freud, qui ont été pendant longtemps les seuls à se pencher sur le problème des phobies; ils ont puisé dans l'inconscient de leurs patients et dans leurs pulsions les causes de leurs terreurs. La Phobie est alors le produit d'un compromis agissant par un déplacement de représentations, d'un objet significatif aimé et haï, à un objet moins significatif mais chargé de peurs.

Le cas particulièrement célèbre est sans doute celui du petit Hans, relaté par Freud dans son Analyse d'une Phobie chez un petit garçon de cinq ans (1909). En fait, Freud a rencontré l'enfant une seule fois et celui-ci a été plutôt analysé par son père médecin (disciple de Freud) convaincu par la théorie du maître. Ce garçon, depuis l'âge de trois ans, était tiraillé entre l'amour qu'il éprouvait pour sa mère, et l'agressivité qu'il ressentait à l'égard de son père, en tant qu'obstacle à son désir pour sa mère. On trouve ici la relation triangulaire du complexe d'OEdipe... Jusque-là. Or ce petit garçon deviendra le spectateur d'une scène banale : il voit un cheval uriner, mais en même temps, il est frappé par la taille du sexe, du "fait-pipi" de l'animal. Quelque temps après vient se juxtaposer à cette vision celle de la chute d'un cheval tombé "comme mort" dans une rue de Vienne... C'est à ce moment-là que se déclenche la phobie de Hans. Il a peur d'être mordu par un cheval.

- Hans, témoin de ces deux spectacles de la vie au moment où il est déchiré par son conflit intérieur, conjugue l'image des deux chevaux avec celle de son père. Il associe la première au pénis de son père qui est grand et puissant comme le cheval. Il unit la seconde à son désir de se débarrasser de son père pour lui prendre sa femme et la garder pour lui tout seul. Mais Hans sait, malgré son jeune âge, que ses sentiments sont coupables. Il se met alors à avoir peur du châtiment. Dès lors il expulse de sa conscience les véritables raisons de sa peur, à savoir la haine de son père et la redoutable punition à laquelle ce sentiment l'expose. Il va déplacer sa terreur sur des animaux qui symbolisent son père : les chevaux.

Hans a donc converti le danger interne, la castration que son père aurait pu lui infliger en raison de ses sentiments pour sa mère, danger qu'il double d'une habitude d'onanisme (masturbation), en danger externe, moins terrorisant, car il laisse des périodes de repos quand Hans ne se trouve pas au contact des chevaux. De plus cela lui permet de continuer à mériter l'amour des parents.

Il y a donc phobie quand le Moi est menacé d'un danger. Alors, l'angoisse précède et provoque même le refoulement, l'expulsion de la conscience de la véritable raison de la peur. La phobie aurait donc pour rôle de diminuer l'angoisse. En d'autres termes, la personne, effrayée par ses pulsions sexuelles, tiraillerait ces pulsions par un conflit intérieur, elle se réfugierait dans une peur externe moins dangereuse et plus acceptable par le Moi et par le Surmoi, gendarme de la morale.

 

●  Cognitivo-comportementale -

Pour les tenants des théories de l'apprentissage et les psychologues cogniticiens la phobie (emétophobie) est un comportement appris et renforcé au cours de la vie du patient, soit de manière directe (être mordu par un serpent, par exemple), soit de manière indirecte en observant les réactions de douleur ou de peur d'un autre individu.

 

Théorie du conditionnement :

Souvent, la phobie (emétophobie) pourrait aussi naître d'une peur conditionnée, c'est-à-dire de l'association entre un stimulus menaçant et la présence d'un objet neutre qui acquiert ainsi progressivement une connotation dangereuse. Ainsi dès les années 1920, on a démontré la théorie du conditionnement : on a "mis en condition" un enfant afin qu'il prenne peur d'un inoffensif rat de laboratoire simplement en lui faisant entendre un son déplaisant à chaque fois que le rat était près de lui. Aussi, ce phénomène expliquerait entre autres le caractère irrationnel d'une phobie (emétophobie), puisque la personne pourrait difficilement se souvenir de l'événement fondateur d'une peur conditionnée qui s'établit souvent à son insu.

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 Diagnostic différentiel entre la Peur et la Phobie (où est la différence ?)

 

Le désert. Diagnostic des phobies

  

Caractéristiques Peur Phobie
Stimulus potentiellement dangereux Oui Non
Conduites d'évitement Non Oui
Réaction proportionnée au stimulus Oui Non
Raisonnement logique Oui Non
Contrôle volontaire Oui / Non Non
Anxiété anticipée Oui / Non Oui
Durée Ponctuelle Maintenue

 

●  Le Diagnostic de phobie :

La Phobie (et l'emétophobie) se caractérise par une peur irrationnelle et majeure en présence du stimulus phobogène, pouvant évoluer vers une attaque de panique si l'évitement n'est pas possible. Les phobies (emétophobie) ne deviennent des "pathologies" que lorsqu'elles entraînent une souffrance importante chez le patient, et une détérioration de sa qualité de vie. Elles deviennent alors invalidantes de par les symptômes en présence du stimulus phobogène, et de par les stratégies que doit mettre en place le patient afin de les éviter.

"Certaines phobies (emétophobie) n'ont aucune composante psychologique, mais sont des réactions à des stimuli physiquement insupportables en raison d'un état médical particulier :

- Photophobie, crainte de la lumière, un des symptômes possibles de la méningite.

- Hydrophobie, crainte de l'eau, désigne dans le cas d'un patient atteint de rage l'impossibilité d'avaler des liquides, dans la mesure où ceux-ci entraînent un spasme laryngé.

Toutefois, avant de poser le diagnostic de phobie, on doit s'assurer de l'absence d'autres facteurs, comme par exemple l'hyperthyroïdie qui peut entraîner des crises d'anxiété, la prise de psychotropes, etc.

 

Les Critères diagnostiques du DSM IV :

Le DSM IV donne les critères de diagnostic suivant pour les phobies non spécifiques (classement 300.29)

Crainte marquée et persistante, excessive ou peu raisonnable, déclenchée par la présence ou l'idée anticipative d'un objet ou d'une situation spécifique (par exemple : vol en avion, hauteurs, animaux, recevoir une injection, voir du sang).

L'exposition au stimulus phobique (emétophobie) provoque presque invariablement une réponse immédiate d'inquiétude, qui peut prendre la forme soit d'une crise de panique liée à la situation, soit d'une prédisposition à une telle crise.

Note : Chez les enfants, l'inquiétude peut être exprimée en pleurant, par de la mauvaise humeur, par de la rigidité, ou en se cramponnant.

La personne admet que la crainte est excessive ou peu raisonnable (emétophobie).

Note : Chez les enfants, cette caractéristique peut être absente.

 

Phobie et évitement

Les situations phobiques (emétophobie) sont évitées, ou bien, sont supportées avec une inquiétude ou une détresse intense. L'évitement, l'anticipation anxieuse ou la détresse dans la situation redoutée interfère de manière significative avec le quotidien normal de la personne, avec son fonctionnement professionnel (ou scolaire), avec ses activités et rapports sociaux ; ou bien il y a une détresse marquée due au fait d'être sujet à la phobie.

Pour les personnes de moins de 18 ans, la situation perdure depuis au moins 6 mois.

 

Diagnostic différentiel

Il faut que l'inquiétude, les crises de panique ou l'évitement phobique liées à l'objet (emétophobie - vomi ) ou à la situation ne s'expliquent pas mieux par un autre trouble mental. Cet autre trouble pourrait être le Trouble Obsessionnel Compulsif (par exemple, crainte de la saleté de quelqu'un, avec une hantise de contamination), un trouble post-traumatique par exemple, l'évitement des stimuli liés à un facteur de stress), un trouble d'inquiétude de séparation (par exemple, évitement de l'école), une phobie sociale (par exemple, action d'éviter des situations sociales en raison de la crainte de l'embarras), une panique avec l'agoraphobie, de l'agoraphobie sans antécédent de panique.


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La Classification des phobies :

La psychopathologie divise les phobies en trois catégories -

1- Les "Phobies spécifiques" ou Phobies simples, qui sont déclenchées par un objet externe : avions, araignées, etc. Elles sont souvent négligées par l'entourage et même parfois tournées en ridicules, elles peuvent être source de détresse psychologique majeure, et dans certains cas avoir un impact sérieux sur la qualité de vie (phobie des transports, phobie des animaux, phobie des phénomènes naturels...).

La plupart de ces phobies représentent un état extrême du sentiment normal : par exemple la phobie des avions représente une sur-amplification de la sensation d'appréhension naturelle que tout le monde ressent lors d'un décollage. Il faut aussi signaler que les symptômes ressentis lors de la confrontation avec l'objet ou la situation phobogène (celle qui déclenche la peur) varient fortement d'un sujet à l'autre ; dans les cas extrêmes, une "attaque de panique" peut être déclenchée : malaise général, sensation de mort imminente, tachycardie, sueurs, etc. Dans tous les cas, les sujets frappés de phobie spécifique sont conscients de l'irrationalité de leur peur, et en souffrent.

2- Les Phobies sociales, ou la peur d'interagir avec les autres, de réaliser certaines actions devant d'autres personnes, par exemple de "parler en public à des gens connus", ou encore l'éreutophobie (peur de rougir).

3- L'Agoraphobie, c'est-à-dire la peur de quitter son environnement proche et de se retrouver dans un endroit dont il serait difficile ou gênant de s'extraire.

Les phobies vis-à-vis des maladies, comme la cancérophobie (peur du cancer) ou la nosophobie (peur des maladies en général) sont en principe des formes d'hypocondrie et non des Phobies spécifiques ou simples. Néanmoins, certains classements situent la peur d'être contaminé dans les phobies simples, et celle d'être déjà malade dans l'hypocondrie.

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L’Épidémiologie, ou la répartition et la gravité des états pathologiques:

Dans les troubles anxieux, les phobies sont les formes les plus fréquentes.

5 à 25 % de la population générale souffre de phobie(s) ; elles représentent la pathologie psychiatrique la plus fréquente chez les femmes, et la 2ème en fréquence chez les hommes.

"Une étude réalisée en Suède indique que les phobies spécifiques (emétophobie) apparaissent plus tôt que les phobies sociales : autour de 7 ans pour les phobies animales, autour de 9 ans pour la phobie du sang ; la claustrophobie se distingue par un âge moyen d'apparition beaucoup plus tardif, proche de celui de l'agoraphobie (20 ans)".

 

Des différentes Phobies, les Phobies Spécifiques semblent être les plus fréquentes   :

Voici le tableau suivant (Bourdon / Journal of anxiety disorders, 1988, 2, 227-241) qui reprend les principales phobies et leur ordre de fréquence chez les hommes et chez les femmes. Ainsi les Phobies Spécifiques ou Simples apparaissent comme les plus courantes, elles concernent 6 à 7% de la population  

 

Femmes Hommes Phobies Type
1 2 Insectes, souris, serpent Phobie simple
2 1 Hauteurs Phobie simple
3 5 Transports en commun Agoraphobie
4 6 Etre dans l'eau Phobie simple
5 11 Orages Phobie simple
6 3 Etre dans la foule Phobie sociale
7 4 Autres peurs Phobie simple
8 8 Claustrophobie Phobie simple
9 10 Tunnel et ponts Agoraphobie
10 9 Parler en public à des gens inconnus Phobie sociale
11 14 Sortir dehors seul Agoraphobie
12 13 Rester seul Agoraphobie
13 15 Rester près d'un animal dangereux ou non mais qui ne peut vous atteindre Phobie simple
14 7 Parler à des gens inconnus Phobie sociale
15 12 Manger avec des gens connus ou en public Phobie sociale

 

Phobie : Le dictionnaire

Cliquez sur le lien pour trouver un dictionnaire complet, listant et donnant la définition de toutes les phobies existantes connues.

Dictionnaire des phobies Accédez au Dictionnaire des phobies

 

 

Seconde partie : L'émétophobie (peur de vomir)


Qu'est ce que l'Emétophobie ou la "peur de vomir" ? 

Le terme Emétophobie (vient du grec emein vomir), signifie Phobie liée au dégoût maladif, incontrôlable et irraisonné du vomi. Les personnes victimes de l'emétophobie ne veulent pas en parler, considérant ce sujet comme "tabou", elles se sentent envahies par une " émotion extrêmement puissante".

Le dictionnaire l'emétophobie est définit comme une "crainte morbide de vomir".

La peur de vomir ou emétophobie est un trouble dont on entend très peu parler, cependant c'est une phobie qui touche un nombre important de personnes de tout âge, mais principalement les adolescents et les adultes.

Les personnes malades d'Emétophobie se replient sur elles-mêmes, s'interdisant la socialisation et évitant certains actes essentiels de la vie, en fait les malades ont peur de tous les événements qui peuvent entraîner l'action de vomir : ils évitent les transports, les aliments à risque (fruits de mer, notamment), les "réunions arrosées", la foule ; les sport de combat ; ils ne sont pas à l'aise quand une personne lit dans une voiture à côté d'eux ; ils ne se sentent pas bien quand ils voient quelqu'un vomir, que ce soit en face d'eux ou à l'écran (télévision ou cinéma), etc .

Les personnes souffrant d'Emétophobie se sentent seules et incomprises : "Cette terreur nous accompagne pas à pas dans notre quotidien, quoi que nous fassions, où que nous allions, avec qui que nous soyons. Ce calvaire, nous le vivons contre notre volonté. Il est plus fort que tout, plus fort que nous...."Les personnes ainsi atteintes d'emétophobie ont besoin d'être soutenues et traitées pour guérir ou pouvoir gérer leur phobie" (en acceptant le fait qu'elle ne disparaîtra pas complètement, mais suffisamment pour vivre avec) ...Cependant, le plus souvent, l'entourage nie le problème, refuse de l'accepter.

L'émétophobe vit dans la crainte constante d'une nouvelle crise ; l'Emétophobie "c'est un cercle vicieux infernal".

Dans le but de calmer les nombreuses crises d'angoisse, l'emétophobie s'accompagne aussi de rites : phrases / prières / gestes. 

 

A l'origine du trouble d'émétophobie :

émétophobie ou peur de vomir

 

 

Origine possible de l'émétophobie

Dans un cadre conceptuel phénoménologique, l'Emétophobie peut être liée à un évènement anodin qui peut déclencher le dégoût, ou être liée à un fort traumatisme, qui peut être un viol ou un abus sexuel antérieur.

L'angoisse de l'évènement vécu se "focalise" sur le vomi et le fait de vomir (emétophobie).

La "fixation" de l'objet de la Phobie (qui est le choix du vomi) est la résultante des opérations cognitives faites pendant et après "l'évènement particulier".

L'emetophobie touche aussi bien les hommes que les femmes, et la détresse psychologique et l'isolement qu'elle crée sont souvent sous-estimés, puisque personne n'aime "véritablement vomir"; mais dans le cas de l'Emétophobie, ce n'est pas seulement une question de dégoût passager, mais bien une véritable obsession quotidienne. - lire au début du texte les « Hypothèses étiologiques de la Phobie ».

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L'évolution de l'émétophobie (texte sur un témoignage commenté ) :

 étapes de l'émétophobie

Voici un être collé à l'arbre de "l'émétophobie", avec comme branches les inépuisables associations erronées, et comme feuilles, les "règles de vie" qui découlent des branches-... et qui semblent pouvoir se multiplier à l'infinie.

 Etape 1

..." Je ne sais pas à quel moment l'emetophobie et tout ceci est arrivé, ni quel est le jour où je suis devenu émétophobe; je sais seulement qu'il y a eu une période de ma vie difficile et mouvementée, entre les disputes hurleuses de mes parents, les litiges pour la garde parentale, les entretiens avec les psychologues,..... - et moi tiraillé même parfois au corps entre mon père et ma mère ; dans tout ça je sentais que je n'avais pas ma place, en plus, je devais être très discret, jouer ou exister en silence, le moindre bruit réveillait des tensions, des cris, des menaces. J'avais 5 ans quand ma l'emétophobie est arrivée entre « crise et panique » mais dans le silence.. Aujourd'hui j'ai 23 ans.. "  

=> Un événement particulier (différent pour chaque être) survient dans une période de la vie où la personne est à la fois fragile et réceptive... Cet événement engendre une angoisse. Cet événement qui peut ne pas être forcément traumatisant en lui-même, le devient par suite des circonstances, de la situation qui l'entourent, et des liens inconscients avec le symbolisme donné par la personne.

Etape 2

... « Ma première angoisse : comme un nœud dans la gorge, d'un coup, j'ai eu l'image du vomi quand j'ai essayé de mettre un pied par terre... et la terreur m'a envahi : nausées, transpiration, tremblements, difficultés à respirer. Je me dis aujourd'hui que cela a dû durer quelques secondes ou quelques minutes (moins de temps que la chanson que ma mère avait prise à la radio afin de mieux me réveiller), mais à ce moment-là, le temps me semblait une éternité..... J'ai pleuré, j'ai tremblé, j'avais peur ... et tout cela était tellement étrange que je ne pouvais même pas parler....Ainsi, je n'ai rien raconté à personne. Ma nounou est arrivée, maman est partie travailler... Je me suis caché sous ma couverture pour me protéger... Cela s'est répété encore peut être quelques jours ou une semaine plus tard presque dans les mêmes conditions ».

=> L'angoisse de l'évènement vécu se « focalise » sur le vomi et le fait de vomir.

La "fixation" de l'objet de l'emetophobie (le choix du vomi) est la résultante des opérations cognitives effectuées pendant ou après "l'évènement particulier".

Etape 3

«Mon appétit s'est vu perturbé (après ces faits) ; surtout la nuit, j'avais (emétophobie) peur de vomir »

 « Un jour je suis allé au cinéma avec Papa voir un film de dessins animés, j'ai vu le loup vomir, je me suis senti littéralement plaqué sur mon siège, j'ai tremblé et transpiré jusqu'à mouiller mes vêtements.... Enfin, j'ai fini par parler à mon père, il m'a dit que ce n'était rien, que peut-être j'avais dû mal digérer mon déjeuner ; j'avais honte, je ne lui pas dit qu'il ne s'agissait pas de la première fois... »  

« J'avais peur de vomir et j'avais honte (j'avais déjà l'emétophobie) ; ainsi, à la maison, le fait de jouer toujours seul m'exposait moins à la critique ou au regard de mes parents ou des autres, je restais silencieux, je pleurais de peur mais je ne parlais plus de vomi. L'angoisse ne vivait pas tout le temps avec moi, j'avais encore des moments libres sans phobie, sans angoisse ».

Etape 4

« Au fur et à mesure que le temps passait, d'autres types d'angoisses m'ont gagné : les week-ends avec mes parents, j'avais peur d'aller au restaurant et de manger quelque chose qui me fasse vomir ; après c'était la cantine ; après à l'école, j'avais peur d'être bousculé à la recréation et de vomir ; j'avais aussi peur d'autres enfants, il y avait toujours quelqu'un de malade. »  

« Ma scolarité était devenue difficile et je cherchais toujours des prétextes pour ne pas aller à l'école, jusqu'à m'inventer une douleur. Au début, ça « a marché », par la suite, mes parents m'ont amené voir un médecin qui a conclu qu'il ne trouvait rien d'anormal ; néanmoins, il a fait faire quelques examens, lesquels ont confirmé son diagnostic. » 

« Terrorisé par la situation, honteux et en pleurs, j'ai raconté alors à mes parents ma peur du vomi, ils ont essayé de me rassurer :  « Mais personne n'aime vomir ni voir vomir, cela n'est rien, tu es plus courageux que ça ! ». Mais en fait, ils ne pouvaient pas me comprendre, personne ne pouvait me comprendre, je me sentais seul... »  (J'avais déjà l'emétophobie)

 => ... Des nouveaux terrains d'angoisse se dessinent pour l'émétophobe, il refuse de s'exposer, "il se protège"; en réalité il se désocialise et la panique progresse.

Avec des sentiments contrastés entre honte et ridicule, et la peur paralysante du vomi, l'émétophobe parle timidement avec son père ou avec sa mère, ou avec sa famille ; mais celle-ci généralement banalise les faits, elle est loin du vécu de l'éméthophobe ; ... c'est toujours "cela n'est rien...".

Etape 5

« Je me suis forcé à aller à l'école. Cependant, avant de partir, je me munissais d'un lapin pour lutter contre la peur, je le collais très fort contre moi pour que la peur n'arrive pas. » (J'avais déjà l'emétophobie)

 « D'autres angoisses ont encore gagné mon quotidien : ainsi, je questionnais mes parents sur la date de péremption de la nourriture préparée (j'allais même chercher les emballages à la poubelle pour vérifier) ; j'accompagnais tout le temps mon père ou ma mère quand ils préparaient les repas (pour vérifier les emballages, qu'ils se lavaient bien les mains en cours de préparation - etc.) mais bien entendu ils ne savaient pas pourquoi je les accompagnais à chaque préparation de repas. »

 « Je n'allais pas au restaurant, ni au cinéma, ni aux anniversaires, j'étais devenu timide, presque introverti » (J'avais déjà l'emétophobie)

 « Avec le temps l'émétophobie avait gagné du terrain, j'avais des angoisses, plus souvent, et toujours cette peur du vomi qui recommençait. »

=> Plus le temps passe, plus la problématique devient "envahissante", avec des schémas cognitifs contraignants. Se précisent alors :

a - des associations erronées qui se développent dans la confrontation avec les situations angoissantes au jour le jour, l'émétophobe crée ainsi :

  • a.1 - les superstitions : un monde de "Fétiches" ou d'Objets Antiphobiques " lapin contre la peur" ;
  • a.2 - des « compulsions de Vérification » ;
  • a.3 - des  « TOCS ».

b - la peur du vomi s'étend progressivement (j'avais déjà l'emétophobie)  touche différentes situations de la vie quotidienne, l'émétophobe continue alors à s'éloigner de ces situations-.....

Etape 6

« - J'ai continué à grandir et ma phobie avec moi ...(j'avais déjà l'emetophobie) Au fur et à mesure, la peur avait envahi une grande partie de ma vie. Je me suis mis à m'observer, et j'ai pu me rendre compte que ma peur du vomi devenait encore plus forte quand je faisais certaines choses, par exemple quand je me réveillais et mettais le pied gauche par terre. Au début, c'était difficile, je ne savais quel pied j'avais mis en premier, alors je me recouchais et je mettais le bon pied par terre - alors tout allait mieux.... »

 « Pendant le jour ma tête était obsédée par le vomi et mes crises. (J'avais déjà l'emétophobie) C'était dans le sommeil que je retrouvais des forces ».

 « Je mangeais très peu (seulement ce que j'avais vérifié préalablement), j'étais mince, grand, timide. A ce moment-là, j'ai retrouvé un réconfort dans les bonbons à la menthe » .

 « N'importe comment..., je ne pouvais pas être malade, il ne fallait pas voir le médecin pour ça : je venais d'une famille qui rayonnait la santé, je n'avais donc pas de raison de me plaindre. »

=> Les associations erronées se développent avec la confrontation aux situations angoissantes quotidiennes.

La personne se sent envahie par quelques pensées obsessionnelles, voire quelques TOCS.

La peur de vomir (emétophobie) engendre parfois aussi l'anorexie ; "on ne mange pas par peur d'être malade, par peur de vomir". Le sujet a si peur de vomir (emétophobie) qu'il choisit de ne plus rien avoir à vomir, avec toutes les complications que cet autre tableau peut encore amener.

Parfois aussi, "le déni" de cette phobie (emétophobie) peut être présent, "je ne peux pas être malade, je viens d'une famille qui rayonne la santé, il ne faut pas aller chez le médecin pour rien !"

Etape 7

« En fait, après, j'ai continué à m'observer et j'ai trouvé encore que je faisais des gestes qui augmentaient ma peur du vomi (emétophobie) et mes crises,... Je me suis décidé à les changer : en réalité, mes TOCS grandissaient : d'abord, il s'agissait du pied de mon premier saut du lit au réveil ; puis du pied avec lequel je devais traverser la porte ; ensuite des dalles de la rue ; enfin du lavage des mains... »

 « A un moment, j'ai senti que c'était presque ma peur du vomi (emétophobie) qui devait commander mes gestes, à propos de tout ce que je pouvais faire ou toucher, sinon j'avais une crise. Pourquoi me faire du mal si je pouvais l'éviter ? »

 « Je fuyais tout ce qui pouvait me mettre en contact avec le vomi : les lieux, les personnes malades (même ma famille).... Plutôt mourir que vomir!» (emétophobie)

« Pour mieux me préserver, j'ai commencé à prendre des boissons ‘anti-vomi' (eau gazeuse). Puis j'ai trouvé que me rafraîchir le visage me faisait autant de bien, et j'ai commencé à chercher l'air pur dans les jardins pour mieux m'oxygéner. »  

=>  Les associations erronées se multiplient de plus en plus et se développent en fonction du quotidien. "La personne se sent davantage handicapée et s'interdit plusieurs objets et / ou situations de peur, non seulement de vomir (emétophobie), mais aussi de subir une crise d'angoisse qu'elle juge inutile et superflue... Le temps passe et la phobie se renforce. La liste de tous les comportements prohibés s'allonge quasiment de façon quotidienne, selon les difficultés rencontrées qui relèvent de ses représentations cognitives."

Il suffit d'avoir vu, ou entendu, qu'une personne a été malade dans un lieu quelconque pour immédiatement bannir le lieu. La peur d'être contaminé (épidémie de gastro-entérites...) renforce l'isolement, aussi, certains comportements ou situations sont proscrits par l'émétophobe lui-même. A ce moment là, l'angoisse du vomi est telle que la panique sublime l'émotion « Plutôt mourir que vomir ! » (emétophobie)

... Dans ce sursaut réactif  "De l'eau pour l'arbre" ? ... l'émétophobe ouvre alors une nouvelle ligne de "gestion", cette fois-ci dans la recherche du bien-être ; il multiplie les actions "pour se sentir bien", par exemple se rafraîchir le visage plusieurs fois par jour, aller dans des parcs bien fournis en oxygène ; mais en réalité, il s'enfonce dans la pathologie obsessionnelle.

Etape 8

« Plus que jamais, tout ce que je faisais était commandé par le vomi (emétophobie) et mes crises. J'avais en outre, de plus en plus de nouvelles règles de vie qui se rajoutaient à d'autres déjà en place ».

 « Je me rafraîchissais systématiquement le visage à chaque fois que je faisais ci ou ça ; dehors, je ne cherchais que les jardins pour mieux m'oxygéner (cela me venait parfois comme une obsession) ; je me lavais aussi les mains pour éviter de me contaminer ».

 « Avec mon argent de poche je m'organisais pour m'acheter des boissons, des bonbons à la menthe, des anti-vomitifs (Primperan, ...), des calmants contre l'angoisse ».

« A ce moment de ma vie, je mangeais encore moins (j'avais très peur de la nourriture) ; je mesurais 1m85 pour 60 kg ; Rationnellement, j'avais honte : un garçon aussi grand et malade -....mais en fait, je m'encourageais à dire qu'en effet j'arrivais à contrôler mes angoisses...- et donc que j'étais mieux qu'avant ».

« Poussé par mon objectif professionnel et par mes parents, je continuais à faire mes études (parfois je les faisais même par correspondance), à préparer mon avenir; aussi je ne sortais presque exclusivement que pour suivre mes études... ; en fait je me suis rendu compte que j'étais loin de la vie. Mais je n'y pouvais rien ; beaucoup de territoires étaient bannis pour moi ; et ma phobie (emétophobie) et mes angoisse recommencent toujours de manière incessante ».

=>  Les associations erronées continuent... comme à l'infini. Même les actions dirigées vers le corps "pour se sentir bien" se glissent encore dans les des associations erronées, les transformant en "Obsessions" ou/et en "TOCS".

A cette étape de la problématique, le trouble prend énormément de place dans vie de l'émétophobe. Les associations erronées, les "règles de vie" et les TOCS empêchent une bonne qualité de vie ; son quotidien très étroit se réduit alors à la fuite à l'égard de la nourriture, parfois jusqu'à l'anorexie, jusqu'à une coupure avec le monde, dans le cercle vicieux de l'évitement.

Etape 9

« Le vomi était mon obsession et le centre de ma vie au quotidien (emétophobie) ; j'avais trop de règles de vie, et plus encore de panique du vomi. Je me lavais les mains plus souvent de peur de me contaminer et de vomir, je me sentais comme paralysé, je ne pouvais presque rien faire... je dormais ; en fait je baissais les bras, je n'en pouvais plus, je me suis enfermé dans moi-même, la panique m'empêchait de sortir, j'étais épuisé par tant de combats ».

=> Voici "l'arbre de l'émétophobe" avec comme branches les "règles de vie" (d'interdits) qui peuvent encore grandir semble-t-il... à l'infini. Les situations et les actions interdites sont tellement variées et expansives à tellement de domaines que la personne peut se sentir comme "paralysée", prête à "rester sur place par la peur de vomir".

L'émetophobe est désocialisé (il refuse de sortir) et même si une personne de son entourage lui propose de l'aider, il refuse systématiquement de peur d'affronter l'angoisse, en fait il "se protège" en se repliant sur lui-même, il tourne dans un cercle vicieux sans fin. Ici l'émétophobe est atteint, "handicapé", et encore plus vulnérable à d'autres problèmes psychiques.
 

Thérapies pour soigner les phobies dans le temps


...Nous sommes arrivé à cette étape non pas par hasard ; en fait plus de 60% d'émétophobes font ce même parcours - pas nécessairement dans le temps - et malheureusement un grand pourcentage d'émétophobes le restent leur vie durant, tournant inlassablement dans le cycle infernal de la peur du vomi, et avec celle-ci, les crises et d'autres problématiques qui se surajoutent : ceci dans la complexité de son propre traitement (cognitif) des informations qu'il reçoit, avec ses particularités personnelles.

 

L'émétophobie

« Un constat » encore plus significatif : très peu nombreux sont les émétophobes qui commencent un traitement afin de s'en sortir - de L'EMETOPHOBIE.

Dans le cas dessiné par ce témoignage et au stade atteint mentionné, « le patient a décidé de consulter ».

Etape 10

« Pendant ce temps d'enferment, j'ai réfléchi (me battant encore contre tout) je savais que toutes ses émotions vivaient seulement en moi ; et puis, j'ai voulu m'en sortir... J'avais un objectif d'avenir. Alors enfin je me suis décidé et j'ai cherché de l'aide ».

La décision !

 «... J'ai travaillé sur moi... Aujourd'hui, j'ai 23 ans, j'ai appris à gérer mes angoisses, à estomper mes crises, à oublier mes peurs ; je prend plaisir à la vie, à rencontrer des gens... Maintenant, je suis guéri de l'émétophobie, et je l'ai transformée positivement en une expérience de vie. » 

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La classification de l'Emétophobie : 

  • « Emétophobie pure » ou peur de vomir en toutes circonstances. L'acte de vomir est terrifiant, à l'intérieur comme à l'extérieur, seul comme accompagné. Trouble qui peut parfois avoir "l'allure" d'un TOC.
  • « Emétophobe (emétophobie) par confrontation » Les angoisses et / ou la fuite apparaissent uniquement lorsqu'il y a confrontation directe avec l'objet de la phobie (le vomi).
  • « Pseudo-Emétophobie sociale », ou peur de vomir seulement en public. Ici c'est le regard des autres qui est angoissant ; l'acte de vomir n'est pas terrifiant en lui-même. C'est en réalité une phobie sociale.

  

Les différents types d'émétophobies ou de la "peur de vomir" :

Comportement Pseudo - Emétophobie
(Phobie de vomir en public)
Emétophobie
Enfermement / Repli sur soi-même Oui Oui
Peur du vomi Non Oui
Nausée En situation sociale Régulières
Vomissements Fréquents Très rarement
Peur de voir ou d'entendre quelqu'un vomir Non Oui
Peur de se nourrir Non Oui
Peur d'une intoxication alimentaire Non Oui
Peur de se nourrir dehors (chez des amis, anniversaire, restaurant...) Oui Oui
Peur de se nourrir avant une sortie Oui Oui
Peur du monde extérieur Oui Oui
Peur des virus Non Oui
Peur du jugement d'autrui Oui Parfois
Peur d'une crise d'angoisse "dehors" Oui Parfois
Peur du regard des autres Oui Parfois
Tendance agoraphobe Oui Oui
Développement de TOCS Rarement Oui
Peur de la grossesse Non Oui

 

Il s'agit ici de deux « troubles » différents, même s'ils partagent le même terrain « l'angoisse » ; le même type de traitement (cognitif) de l'information, « la phobie» ; le même objet « le vomi », certaines peurs et certaines réactions. En effet la grand différence de ces deux problématiques c'est ce que nous allons appeler ici « la cible » : Vomir en Public pour la Phobie Sociale et le Vomi dans tous les états pour l'Emétophobie.

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Les Crises et les Symptômes qui accompagnent l’Emétophobie :

Les manifestations d'angoisse qui accompagnent les "crises" d'emétophobie sont très variables et elles vont jusqu'à la panique. Elles peuvent être différentes d'un émétophobe à l'autre :

- nausées
- bouche sèche
- palpitations cardiaques
- difficultés à respirer
- sensation de vertige (tête qui tourne)
- sensation de gorge et / ou d'estomac noués
- tremblements
- bouffée de chaleur / transpiration
- froid intense / chair de poule
- maux de ventre
- insomnies, cauchemars
- impossibilité de se concentrer sur quoi que ce soit (travail...)
- faiblesse générale, etc...
- souvent aussi, en période d'angoisse, des nausées de plus en plus fortes générées essentiellement par le stress, fait qui redouble l'intensité du malaise.

 

D'autres signes (ou symptômes) émotionnels peuvent accompagner l'emétophobie comme :

- Crise de larmes
- Hurlements
- Agressivité
- Impossibilité de parler, tant la nausée est forte
- Même "autopunition" : 'On se griffe, on se mord les lèvres, on se pince, on s'arrache les cheveux, on se giffle..."
- sentiment de "panique où la terreur rend la douleur infime"

 

Les angoisses de l'émétophobe :

 

Angoisse de l'émétophobie

  

Les angoisses de l'emétophobie, soumettent les émétophobes à une pression sans merci, avec en plus, des conséquences nocives pour leur qualité de vie et pour leur socialisation (qui peut les amener jusqu'à la « coupure avec le monde »). Elles peuvent ainsi provoquer : la peur des collègues, des amis, et jusqu'à la peur de leur famille ; sans compter la peur du lieu de travail et des lieux publics (centres commerciaux, cinémas, centres de distractions diverses).

Ces angoisse de l'emétophobie peuvent être différentes ou même « originales » d'une personne à l'autre, cependant «  le déclencheur » ou « le moteur » de toute crise d'angoisse chez tout émétophobe est la persuasion que la situation « à vivre » est susceptible de le faire vomir ou de voir le vomi de l'autre....

Peuvent provoquer une crise d'emétophobie :

- La peur de vomir.
- La peur de voir / entendre quelqu'un vomir (même au cinéma ou à la télévision).
- La peur de manger " trop".
- La peur d'attraper un virus (gastro-entérite).
- La peur de manger des aliments périmés.
- La peur des restaurants / repas dehors.
- La peur de certains aliments.
- La peur des glaçons dans un verre (eau contaminée).
- La peur de certaines odeurs (surtout de cuisine).
- La peur de manger chez les autres.
- La peur de faire du sport.
- La peur des transports / des voyages.
- La peur des manèges en fête foraine.
- La peur d'approcher des personnes malades.
- La peur de la grossesse.
- La peur des enfants (véhiculeurs de microbes).
- La peur de certaines douleurs (notamment tout ce qui touche l'abdomen).
- La peur à donner la main (véhiculeur de microbes).
- La peur d'être mal au cinéma.
- La peur d'être avec quelqu'un qui lit en voiture (cela peut provoquer des nausées).

... La liste est loin d'être exhaustive, chaque émétophobe développe ses propres angoisses. 

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La Gestion des Crises :

Calmer les crises d'angoisse de l'émétophobe

 

● Les Rituels, les actions favorisées par l'emétophobie-

Les Emétophobes sont fréquemment angoissés, un état qui peut durer de quelques minutes à quelques jours et qui se complique par une symptomatologie contraignante.

Une crise d'emétophobie à la maison semble être beaucoup plus gérable qu'à l'extérieur (en fait l'environnement familial est plus rassurant et moins improvisé que la rue). Dehors, la crise est très violente et le regard des autres rend l'Emétophobe anxieux et parfois même « paranoïaque » (« ils m'ont vu paniquer » .. « avaler mes cachets »...) .

- Ainsi, et afin de se rassurer et de gérer la situation, l'Emétophobe possède plusieurs moyens sans lesquels il ne s'en sort jamais : les anti-stress ou objets contraphobiques (porte-clef, peluches, mouchoirs, boules de gomme... etc) ; les médicaments contre les nausées ou anti-vomitifs (Primpéran, Vogalène, Motilium ...), les anxyolitiques (type Xanax, Tranxène, ou Lexomil) ; ou des aliments ou boissons réputés bons pour tel ou tel symptôme (Coca cola, bonbons à la menthe, gélules à base de gingembre...).

- Les Emétophobes se donnent comme mission de contrôler leurs aliments : provenance, dates de péremption, apparence, tout ce qui est en référence avec la vaisselle...

Ils ne mangent pas chez les autres ni au restaurant, ils n'assistent pas aux anniversaires. Enfin, ils ne mangent pas beaucoup, pas trop gras, ni trop riche ni trop lourd.

Certains contrôlent même l'élaboration des repas ou ce que mange leur famille afin de ne pas avoir à subir des indigestions (donc contamination et donc vomissements) ou des vomissements d'un des membres de la famille.

 

● D'autres réactions qui se veulent contre-phobiques

- Se rafraîchir avec de l'eau, aller dehors aux parcs.
- Se relaxer.
- Faire des exercices de respiration ou s'auto-masser. 

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L'Emétophobie et ses possibles complications :

 Les complications de l'émétophobie

 

Cette (emétophobie) peur du vomi peut mener à l'anorexie : le sujet a si peur de vomir qu'il choisit de ne plus rien avoir à vomir.

Il faut dire que sans traitement pertinent ce trouble peut évoluer et se greffer à d'autres problèmes d'ordre psychique, tels la Spasmophilie, l'Agoraphobie, l'Hypocondrie, les TOCS, la Paranoïa, l'Anorexie, la Phobie Sociale, etc ... 

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Troisième partie : Notre intervention thérapeutique en tant que spécialiste, contre les phobies et l'émétophobie

 

L'Approche Thérapeutique des Phobies :

 

approche therapeutique phobies

 

Le traitement des phobies est d'abord effectué en clinique externe, c'est-à-dire principalement en consultation avec un psychologue et / ou un psychiatre specialiste de l'emétophobie.

Une évaluation préalable par un professionnel aidera à évaluer le type de phobie et son impact.

 

Traitement de l'émétophobie par la psychothérapie et les TCC

La psychothérapie et le traitement des phobies permettront aux patients de bénéficier d'un accompagnement et de commencer des soins spécifiquement pour leurs phobies.

Différentes méthodes de traitement peuvent être proposées aux patients en fonction de leurs attentes, de leur personnalité et de leurs besoins.

D'après mon expérience de specialiste de l'emetophobie dans le traitement des Phobies et de la phobie du vomissement, bien après le classique « évaluation, diagnostic, pronostic », deux éléments piliers sont à la base de la réussite du traitement :

a ) L'alliance thérapeutique (thérapeute-patient) visant le même objectif.
b ) L’ajustement : personnalité – méthode.

Au-delà de la première étape, nous avons le choix entre un certain nombre de traitements alternatifs, dont chacun s'est avéré efficace pour contrôler les symptômes et guérir les phobies. Sachant que le traitement des phobies peut inclure des traitements spécifiquement pour les phobies ; ou des inférences de traitement, selon la personnalité, les antécédents personnels et les objectifs de travail définis par le patient.

Il est à noter que, dans ce genre de traitement la spécialisation du professionnel et l'expérience acquise dans le traitement des phobies est de la plus grande importance, la connaissance des outils thérapeutiques et la bonne foi du soignant ne suffisent pas – le traitement des phobies est une spécialité – surtout pour son fonctionnement sournois. En autre, le traitement médicamenteux est très peu efficace.

Outils Thérapeutiques utilisés pour le traitement de l'émétophobie :

    • Les thérapies comportementales et cognitives ("TCC") : c’est une des principales indications thérapeutiques pour le traitement des phobies. Elles proposent de sortir du conditionnement qui associe un objet à l’angoisse.

      Un travail de désensibilisation par exposition progressive à l’objet phobique par un specialiste de l'emetophobie peut être tenté : l’angoisse sera de plus en plus relativisée par le sujet.

      Des séances de relaxation sont complémentaires de cette approche, ainsi que la modification des schémas de pensée avec l’aide du thérapeute. Elle se compose essentiellement d'un programme progressif de confrontations à la situation redoutée, d'abord dans un contexte rassurant, puis progressivement avec un entraînement à la gestion de l'anxiété. Cette exposition progressive entraîne une diminution des réactions de peur et permet la disparition de la peur par désensibilisation. Un autre aspect important de ce traitement est la restructuration cognitive qui permet d'aider le patient à identifier ses erreurs de jugement et à développer une compréhension plus rationnelle de la probabilité du danger.

    • Les groupes d’affirmation de soi peuvent également apporter plus de confiance au patient et l’aider à franchir les barrières de l’isolement phobique (notamment dans les phobies sociales).

    • Les thérapies d’inspiration analytique permettent au patient de travailler sur son vécu et sur l’origine de cette phobie. Le résultat est durable et un peu plus long à obtenir mais ce temps est nécessaire pour réorganiser les représentations du patient.

    • L'Hypnose : elle s'attaque aux causes et aux manifestations de la maladie (emétophobie).

    • L'Amma Assis : Thérapie qui passe par le corps pour aider à gérer « l'esprit ». Cliquer ici

    • Les thérapies d’inspiration analytique permettent au patient de travailler sur son vécu et sur l’origine de cette phobie. Le résultat est durable et un peu plus long à obtenir mais ce temps est nécessaire pour réorganiser les représentations du patient.

    • L’Approche psychanalytique : vise à mettre en évidence le mécanisme des symptômes de la phobie (emétophobie) de l'anxiété en étudiant l'inconscience du patient (notamment sa configuration) en réappliquant le sens puis en l'exposant par le sujet (l'Œdipe inconscient), afin d'avoir enfin une compréhension plus approfondie des symptômes et de leurs causes.

      En fait, depuis l'époque de Freud, la phobie est un « symptôme instable, éphémère et fragile ». Par conséquent, nous parlons de phobie utérine et de phobie sociale.

      Freud a également montré que les phobies apparaissent généralement comme des « signes d'alarme » dans les phobies. Par conséquent, seules les manifestations symptomatiques attaquantes peuvent sembler très insuffisantes. Contrairement à l'approche comportementaliste, pour la psychanalyse, le sens des symptômes d'horreur est que pour atteindre sa base inconsciente, il s'agit d'un problème de déchiffrement.

    • Par conséquent, en psychanalyse, « les symptômes sont considérés comme une solution défensive, et sa signification doit être clarifiée avant de considérer que sa cause première est d'éliminer le virus ». ... L'analyse est effectuée dans la relation de transfert, ce qui permet de réagir et de surmonter les conflits inconscients. Cette thérapie « du plus profond » est plus longue et met le patient dans une confrontation souvent difficile. Il attaque la cause et la manifestation de la maladie.

  • Dans le cas où les symptômes ont un caractère envahissant, certaines thérapies psychanalytiques peuvent s'adjoindre aux Thérapies Comportementales Cognitives.

 

Approche neuroscientifique de l’émétophobie : un trouble de la perception interne et de la régulation émotionnelle

L’émétophobie est une phobie spécifique centrée sur la peur intense de vomir ou d’être exposé à des situations associées au vomissement. Bien qu’apparue souvent dans l’enfance, l’émétophobie se maintient à l’âge adulte en raison de mécanismes neurocognitifs impliquant le système limbique, l’interoception et la régulation du stress. Sur le plan neuroscientifique, l’émétophobie met en évidence une hyperactivation des circuits cérébraux responsables de la perception du danger interne, notamment l’amygdale et l’insula antérieure. Ces structures jouent un rôle clé dans la détection des signaux corporels liés à la nausée, ce qui explique pourquoi l’émétophobie est souvent associée à une vigilance accrue envers les sensations gastro-intestinales. Dans l’émétophobie, cette hypervigilance devient un marqueur clinique central.

Le système nerveux entérique, parfois nommé « second cerveau », dispose de ses propres réseaux neuronaux et communique en permanence avec le cerveau via le nerf vague. Chez les personnes atteintes d’émétophobie, cette communication bidirectionnelle est amplifiée, entraînant une perception exagérée de la menace interne. Lorsque des signaux physiologiques normaux, comme une légère acidité gastrique, sont interprétés comme dangereux, l’émétophobie active l’amygdale, déclenchant une réponse de fuite ou d’alerte. Cette boucle neurobiologique explique pourquoi l’émétophobie peut provoquer tachycardie, sueurs, tremblements et besoin d’échapper immédiatement à la situation, même en l’absence de menace réelle. L’émétophobie, en tant que trouble interoceptif, montre ainsi une amplification du dialogue cerveau-estomac.

Un autre élément fondamental de l’émétophobie est le rôle de l’insula, région du cerveau impliquée dans la conscience des sensations internes. Dans l’émétophobie, l’insula traite les signaux provenant de l’estomac de manière amplifiée, créant une forme de « bruit interne » émotionnel constant. Cette hypersensibilité interoceptive est renforcée par l’hippocampe, qui encode et réactive les souvenirs des épisodes passés associés au vomissement. Ainsi, l’émétophobie s’installe souvent à partir d’expériences antérieures interprétées comme traumatisantes. L’émétophobie peut alors se consolider dans la mémoire émotionnelle comme une menace durable.

La dimension cognitive se joue principalement dans le cortex préfrontal, chargé de la prise de recul et de l’analyse rationnelle. Dans l’émétophobie, ce cortex peine à moduler l’activité de l’amygdale, ce qui explique la difficulté à relativiser la peur. L’émétophobie n’est donc pas une simple peur du vomissement, mais un dysfonctionnement du système de régulation émotionnelle. La personne peut reconnaître le caractère disproportionné de sa réaction, mais l’émétophobie persiste, car le système émotionnel suractive les circuits de la peur.

Les recherches montrent également que l’émétophobie implique des prédictions internes erronées : le cerveau anticipe exagérément la probabilité de vomir, créant une spirale d’alerte constante. Cette anticipation se manifeste même dans des situations neutres, contribuant à renforcer l’émétophobie au quotidien.

Sur le plan thérapeutique, les stratégies doivent cibler la plasticité neuronale. La thérapie d’exposition graduée ajuste progressivement l’activité de l’amygdale, réduisant l’émétophobie. Les exercices de respiration vagale soutiennent la régulation émotionnelle du système limbique, diminuant l’émétophobie. Les pratiques de pleine conscience renforcent la modulation du cortex préfrontal, modifiant la manière dont les signaux internes sont interprétés et réduisant ainsi l’émétophobie. Dans l’émétophobie, ces approches favorisent une rééducation progressive de la réponse émotionnelle.

En somme, l’émétophobie est l’expression d’une interaction complexe entre cerveau, corps et mémoire émotionnelle. Comprendre l’émétophobie à travers les neurosciences permet de la reconnaître comme un trouble neuroémotionnel à part entière et d’orienter des approches thérapeutiques plus précises et efficaces.

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