Ruby Villar-Documet - Psychologue clinicienne, Psychothérapeute, Paris
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DEPECHES SPÉCIALISÉES

Neurostimulation ou Stimulation Neuro-Dynamique

Psychologue clinicienne aux portes de Paris, je pratique la neurostimulation ou relaxation neurodynamique en cabinet. J'expose ici en ses principes et l'histoire de sa découverte, puis deux des principales applications amenées par cette découverte.

Notamment, je présente à la fin de l'article ma méthode de traitement, en comparaison de la méthode dite « Neurofeedback dynamique ».

 

 

Histoire de la neurostimulation

Avant tout, j'aimerais vous parler de l'histoire de la « Neurostimulation » afin de la situer dans le temps et dans son « contenu » ...

Hans Berger, pionnier de la neurostimulation

Hans Berger (1873 - 1941)

Le psychiatre allemand Hans Berger fût le premier à mesurer les potentiels électriques du cerveau humain à l'aide d'un appareil nommé électroencéphalographe, qui en amplifiait les signaux.

Avant lui, le médecin anglais Richard Caton (1842-1926) avait fait des enregistrements similaires sur des chiens.

Richard Caton (1842-1926) est né a Liverpool en 'Angleterre, c'était un scientifique pour qui il était crucial de découvrir la nature électrique du cerveau. Suite à ses recherches en juillet 1875, Caton a fait un rapport à l' Association médicale britannique signalant qu'il avait employé le galvanomètre pour observer des impulsions électriques des surfaces des cerveaux vivants chez les sujets animaux (cf. Smith 1970)(Doigt 1994). Ces Travaux ont mit en  évidence la présence  de courants électriques dans le cerveau - exactement dans l'encéphale - (Caton a édité le résultat à Edimbourg, ses expériences sur les cerveaux des chiens et des singes ; dans ces cerveaux, des électrodes unipolaires nues ont été placées sur le cortex cérébral et d'autres sur la surface du crâne. Les courants ont été mesurés par un galvanomètre sensible ; il s'est aperçu qu'il y avait un courant électrique présentant des variations distinctes, qui augmentaient pendant le sommeil).

En 1929 Hans  Berger s'appuyant sur les recherches de Canton, a mesuré cette activité cérébrale et a découvert la Vague d'onde alpha dans l'activité du cerveau humain ; fait qui est maintenant  connu et nommé activité encéphalographique (EEG). Les ondes reconnues par Berger sur l'enregistrement EEG étaient des ondes d'environ 10 cycles par seconde, dominantes, stables et synchrones qui étaient produites lors de la fermeture des yeux et durant les états de relaxation. Berger note également que les ondes bêta remplacent les ondes alpha, lors de l'ouverture des yeux, ou lorsque les sujets sont engagés dans une activité mentale telle que des calculs arithmétiques. Pour Berger les ondes alpha représentent une forme de fonctionnement automatique, un état de préparation à l'action qui existe quand le sujet est éveillé et conscient mais inattentif.

 

 

Découverte de la synchronisation du cerveau

En  1950 le Neurophysiologue Gray Walter  découvre  les ondes « thêta » (4-8) et « delta » (0-4) associées respectivement à la lumière et au sommeil profond, ainsi que « l'Effet Photique », c'est à dire que  le  cerveau  réagit, répond  aux  stimulations lumineuses  (et aussi sonores) pour aligner  ses ondes cérébrales en conséquence. Il développera a la suite la première machine d'amplification de la topographie cérébrale.

Voici  en quelques lignes comment est  née  scientifiquement la stimulation par le son et par la lumière, que  nous connaissons sous les noms de « Neurostimulation » ou « Stimulation  Neuro-dynamique » par  le  son et  la  lumière.

... Le cerveau humain est composé de milliards de cellules nerveuses. Celles-ci échangent sans cesse des impulsions électrochimiques minuscules entre elles-mêmes et dans le système nerveux central du corps. Elles les échangent, elles les stockent, elles reçoivent et envoient ces impulsions. Cette Bioélectricité, est une décharge électrochimique créant des signaux électriques avec une fréquence qui peut aller de 0 a 30 hertz, vibrations par seconde et bien delà. La totalité de ces signaux crée les ondes cérébrales qui peuvent être mesurées par un électroencéphalogramme (EEG). Les ondes cérébrales peuvent être divisées en groupes selon leurs fréquences : Ondes Delta (0 à 4 Hz), Ondes Thêta (4 à 8 Hz), Ondes Alpha (8 à 13 Hz), Ondes Bêta (13 à 30 Hz)....

Dans la Neurostimulation, concrètement, le cerveau, constitué de neurones, a une activité électrique qui se visualise par l'apparition d'ondes cérébrales. Lorsqu'il est soumis à des stimulations externes telles que la lumière et le son envoyés à une certaine fréquence, le cerveau finit par entrer naturellement en phase avec le rythme de ces stimulations. Ce mécanisme s'appelle "l'adoption de fréquence". Celui-ci permet donc l'induction d'un certain état de conscience, rapidement et sans exercice ou effort spécifique.

 

La « Neurostimulation »...

Est ainsi l'induction du cerveau à suivre « certaines fréquences des ondes cérébrales » dans un but thérapeutique ; le cerveau va alors s'aligner à la stimulation programmée et reproduire l'état déterminé. L'effet est cumulatif.

Les ondes induites sont les mêmes que celles produites par le cerveau naturellement dans ses différents états : nous pouvons par exemple générer des ondes de détente, de contrôle de l'anxiété....etc.

Cette technique apporte un autre bénéfice important : la synchronisation et donc l'équilibre des 2 hémisphères cérébraux ce qui permet aussi la stimulation hémisphérique. Ainsi, nous  utilisons par exemple notre cerveau droit à environ 20% de ses capacités, pourtant, c'est celui-ci qui : génère les idées nouvelles - permet  d'entreprendre - de planifier - c'est le cerveau relationnel, comme celui qui nous donne les moyens de réussir. Cet hémisphère droit est stimulé seulement dans les états de détente, lorsqu'il y a synchronicité. 

 

La neurostimulation par sons binoraux

Dans ma pratique professionnelle en Cabinet à Courbevoie, j'utilise dans l'objectif d'un travail de neurostimulation, la méthode des sons binoraux, qui va me permettre principalement d'introduire le patient dans l'environnement psychologique adapté afin de mieux l'habituer à percevoir les avantages de la suite thérapeutique.

L’outil utilisé est générateur de sons binauraux et producteur de lumières. Il est le résultat des recherches en neurosciences et va permettre la stimulation du cerveau.

Ces deux éléments, son et lumière, vont être contrôlés par un petit ordinateur qui va produire et générer les fréquences sonores et lumineuses. Le stimulateur cérébral, va faire alterner sons et lumières pour les faire correspondre aux fréquences des ondes cérébrales choisies (pour le traitement).

L'équipement est ainsi constitué d'une console électronique, d'une paire de lunettes équipées de diodes intermittentes et d'écouteurs reliés à l'ordinateur.

 

Le système de neurofeedback dynamique

D’autres systèmes de Neurostimulation pour le bien être existent. L'un d'eux se nomme « Neurofeedback Dynamique ».

Le Principe du système :

… Cette méthode s’intéresse à la variabilité du cerveau, c’est-à-dire aux caractéristiques de ses fluctuations, non linéaire, mais innovatrice. Les créateurs ont utilisé les mathématiques dynamiques, non linéaires, de façon à fournir au cerveau l'information nécessaire sur sa propre activité.

Dans ce système le cerveau reçoit à chaque micro-seconde des informations sur ce qu'il vient juste d’effectuer. A partir de cette information le cerveau, immédiatement, « s’organise » et/ou « se dé-fragmente » lui-même. Le système cherche à stabiliser une valeur préférée spontanément par le cerveau du patient.

Le cerveau travaille simultanément sur 16 cibles à la fois réparties sur les deux hémisphères cérébraux.

L’apprentissage se fait inconsciemment et le patient n'a aucun effort à faire lorsqu'il écoute la musique ou regarde le film que fournit le feedback par de brèves interruptions (feedback négatif).

Le logiciel au centre de ce système est capable d'échantillonner les signaux cérébraux 256 fois par seconde (256 Hz) pour les fréquences de 0 à 60 Hz, il utilise l'algorithme de Dennis Gabor - prix Nobel de Physique en 1971 pour ses travaux sur l'holographie - qui est le plus proche du fonctionnement naturel du cerveau. Ces éléments sont à la base de bons résultats obtenus.

amplitudes hemispheres

Sur cette copie d'écran, on voit les amplitudes (l'amplitude est représentée par la largeur des bandes) dans chaque fréquence pour l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit. En bas se situent les fréquences les plus lentes et en haut les plus rapides.

Ce qui est mesuré avec les capteurs est une activité macroscopique de milliers, voire de millions de neurones. Plus les neurones synchronisés à un moment donné sont nombreux, plus l’amplitude du signal est grande. Dans chaque bande de fréquence, à tout instant, on peut remarquer des variations d’amplitude plus ou moins importantes. De fortes variations indiquent des changements importants de synchronisation entre des ensembles de neurones. Lorsque trop de neurones sont mobilisés à un moment donné, il y a risque de divergence : un nombre de neurones actifs de plus en plus important signale l’arrivée d’une forte turbulence. Le rôle de l’interruption est de signaler au cerveau le début de ce processus divergent.

 

Une Session par Neurofeedback « dit Dynamique » et les différences avec mon protocole de traitement

Selon la méthode « du créateur » , deux capteurs sont disposés sur la tête du patient C3 et C4, et deux pinces sont accrochées à chaque oreille - ceci pour tout type de trouble.

En ce qui me concerne, après l’évaluation de mes traitements, je vais « légèrement modifier » ce schéma, en ajustant le placement potentiel des capteurs aux besoins de mon patient c’est-à-dire : soit en accord avec les dysfonctionnements localisés et indiqués par ses symptômes, soit en fonction des résultats QEEG soutenus par l’imagerie des fonctions cérébrales.

Les signaux électriques émis par le cerveau vont alimenter l'ordinateur et le logiciel via un électroencéphalographe. Chaque fois que ces signaux indiquent la naissance d'une turbulence par une variation brutale d'amplitude, le logiciel interrompt brièvement le déroulement du film ou coupe le son de la musique. Cette micro-coupure constitue le feedback qui permet au cerveau de revenir au présent et d'apprendre ainsi inconsciemment à stabiliser et équilibrer les signaux qui le parcourent.

Aucun courant n'est envoyé au cerveau via les capteurs disposés sur la tête du patient.

Le traitement par ce Neurofeedback dit « dynamique » agit sur le cerveau par "petites touches" successives chaque fois que le film ou la musique s'interrompt. Le logiciel augmente la difficulté de l'entraînement au fur et à mesure que le patient fait des progrès, de façon à ce que le film ou la musique s'interrompent toujours régulièrement.

Une séance doit être suivie d'une bonne nuit de sommeil afin de consolider l'apprentissage. De plus, il est conseillé de poursuivre les séances au-delà du point de satisfaction afin d'assurer la pérennité du résultat. Les progrès sont ensuite définitivement acquis, de même que l'on n'oublie pas comment faire de la bicyclette même sans en faire pendant 20 ans.

Zengar Institut, l’institution a été créé en 1996 par Val et Sue Brown; ils ont commencé leur parcours dans le domaine en créant leurs propres protocoles en utilisant d’autres systèmes de Neurofeedback (Five Phase Model et Period Three Approach).

En 2001, ils ont créé leur première méthode de Neurofeedback appelé NeuroCARE, à la suite de travaux, cette méthode a évolué pour prendre maintenant le nom de NeurOptimal.

neuroptimal

Sources descriptifs systèmes :

Zengar Institut, Adnf

Institut EEG