Ruby Villar-Documet - Psychologue clinicienne, Psychothérapeute
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BIBLIOGRAPHIE

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DEPECHES SPÉCIALISÉES

 

14. AVANCEE

Trisomie et Alzheimer.

La découverte d’un mécanisme responsable de la dégénérescence des neurones chez les personnes atteintes de la trisomie 21 pourrait permettre de combattre l’apparition de la démence chez ces personnes mais aussi chez les patients qui souffrent de la maladie d’Alzheimer. Le fonctionnement anormal d’un gène est en effet responsable des mêmes effets délétères –la formation de plaques dans le cerveau- dans la maladie d’Alzheimer et dans la trisomie 21. Cette maladie se caractérise par la présence d’une copie supplémentaire du chromosome 21.

L’équipe de Ahmad Salehi et William Mobley (Stanford University) a étudié en détail le rôle de ce gène APP (Amyloide precursor protein) grâce à une souris porteuse de trois exemplaires du gène. Ces chercheurs constatent que l’expression excessive du gène APP provoque la mort des neurones cholinergiques en perturbant le transport d’un important facteur de croissance (NGF). Un mécanisme similaire pourrait être à l’œuvre dans la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs suggèrent qu’en réduisant l’expression du gène APP on pourrait freiner la mort neuronale.

Ces travaux sont publiés dans la revue Neuron datée du 6 juillet 2007. Les scientifiques connaissent encore très mal les perturbations et les altérations du métabolisme dues à la présence d’un chromosome 21 supplémentaire et donc à la sur-expression des gènes. Ce n’est que depuis quelques années que des modèles animaux ont été mis au point : ces souris génétiquement modifiées permettent de comprendre ce qui se passe quand un ou plusieurs gènes sont présents en trois exemplaires.

C.D.
Sciences et Avenir.com
07/07/06