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Article
N°6
Les
Phobies et l'émétophobie
 

Qu'est
ce que la phobie ?
Le
terme phobie, du grec ancien phobos
(φόβος), désigne un
ensemble de troubles psychologiques axés sur une
entité extérieure capable de susciter une
peur irrationnelle. Il s’agit d’ une crainte
angoissante spécifique "déclenchée
par un objet ou une situation n'ayant pas en eux-mêmes
un caractère dangereux, disparaissant en dehors de
l'objet ou de la situation, ce qui entraîne des conduites
d'évitement caractéristiques, au delà
du contrôle volontaire, bien que le malade soit conscient
du caractère absurde de sa crainte. "
Le « phobique » vit dans la crainte
constante d’une nouvelle panique: "c ’est
un cercle vicieux infernal".
Les Traits généraux du Patients sont
timidité, effacement, réserve, hyper - émotivité,
anxiété prédominante.
Hypothèses
étiologiques :
●
Génétique -
Certaines
théories supposent qu’il existe une composante
organique (présente dans toutes les cultures) avec
une prédisposition biologique pour expliquer la grande
sensibilité à certains stimulus particuliers.
Ainsi une personne atteinte de phobie naîtrait avec
un patrimoine phobique qui serait transmis de génération
en génération. En effet il existe des phobies
communes à l'homme, quelle que soit la latitude sous
laquelle il vit; ainsi tous les enfants dans le monde craignent
le noir, la séparation d'avec leur mère…De
plus certaines peurs, comme celles des serpents, du vide,
de l'obscurité, de l'eau…existeraient en nous
à l'état latent. Une expérience célèbre
consistant à placer un bébé sur une
plaque de verre montre combien l'enfant a peur du vide sans
jamais avoir fait encore la moindre chute.
Selon l'anthropologue Seligman (1873-1940) des "réactions/comportementales"
innées montrent chez l'animal comment certaines espèces
se méfient instinctivement de leurs prédateur
avant même de les avoir rencontrés ; ce
même type de réactions serviraient chez l’homme
à le prémunir contre les dangers, à
partir d'une sélection naturelle.
On trouve aussi le plus souvent dans les phobies, une origine
psychologique (intrapsychique et inconsciente) et, parfois,
un facteur familial. Dans ce dernier cas, on peut parfois
retrouver "un type de phobie" fréquente
dans certaines familles, ce qui appuie la thèse de
la possibilité d'un facteur génétique
impliqué. La question est de savoir dans ce cas là,
si cette fréquence plus élevée est
due à l’hérédité ou plutôt
au fait d’avoir grandi avec d’autres personnes
anxieuses, celle-ci demeure toujours ouverte.
Des études ont révélé qu’en
général, les personnes ayant une phobie sociale
ou une agoraphobie ont vécu un éclatement
familial, ont éprouvé de la timidité,
ou encore n’ont eu que peu de relations amoureuses
et n’ont pas été encouragés par
leurs parents à développer leurs relations
sociales.
●
Psychanalytique -
Parmi
les divers approches psychologiques, ce sont les psychanalystes,
et particulièrement Sigmund Freud, qui ont été
pendant longtemps les seuls à se pencher sur le problème
des phobie ; ils ont puisé dans l'inconscient de
leurs patients et dans leurs pulsions les causes de leurs
terreurs. La phobie est alors le produit d'un compromis
agissant par un déplacement de représentations,
d'un objet significatif aimé et haï, à
un objet moins significatif mais chargé de peurs.
Le cas particulièrement célèbre est
sans doute celui du petit Hans, relaté par Freud
dans son Analyse d'une phobie chez un petit garçon
de cinq ans (1909). En fait, Freud a rencontré l'enfant
une seule fois et celui-ci a été plutôt
analysé par son père médecin (disciple
de Freud) convaincu par la théorie du maître.
– Ce garçon depuis l’âge de trois
ans été tiraillé entre l'amour qu'il
éprouve pour sa mère, et l'agressivité
qu'il ressent à l'égard de son père,
en tant qu'obstacle à son désir pour sa mère.
On trouve ici la relation triangulaire du complexe d’œdipe…jusque
là. Or ce petit garçon deviendra le spectateur
d'une scène banale : il voit un cheval uriner, mais
en même temps il est frappé par la taille du
sexe, du "fait-pipi" de l'animal. Quelque temps
après vient se juxtaposer à cette vision celle
de la chute d'un cheval tombé "comme mort"
dans une rue de Vienne… C'est à ce moment-la
que se déclenche la phobie de Hans. Il a peur d'être
mordu par un cheval.
- Hans, témoin de ces deux spectacles de la vie au
moment où il est déchiré par son conflit
intérieur, conjugue 'image des deux chevaux avec
celle de son père. Il associe la première
au pénis de son père qui est grand et puissant
comme le cheval. Il unit la seconde à son désir
de se débarrasser de son père pour lui prendre
sa femme et la garder pour lui tout seul. – Mais Hans
sait, malgré son jeune age, que ses sentiments sont
coupables. Il se met alors à avoir peur du châtiment.
Dès lors il expulse de sa conscience les véritables
raisons de sa peur, à savoir la haine de son père
et la redoutable punition à laquelle ce sentiment
l'expose. Il va déplacer sa terreur sur des animaux
qui symbolisent son père : les chevaux.
Hans
a donc converti le danger interne, la castration que son
père aurait pu lui infliger en raison de ses sentiments
pour sa mère -danger qu'il double d'une habitude
d'onanisme (masturbation)-, en danger externe, moins terrorisant,
car il laisse des périodes de repos quand Hans ne
se trouve pas au contact des chevaux. De plus cela lui permet
de continuer à mériter l'amour des parents.
Il y a donc phobie quand le Moi est menacé d'un danger.
Alors l'angoisse précède et provoque même
le refoulement, l'expulsion de la conscience de la véritable
raison de la peur. La phobie aurait donc pour rôle
de diminuer l'angoisse. En d'autres termes, la personne,
effrayée par ses pulsions sexuelles, tiraillerait
ces pulsions par un conflit intérieur, elle se réfugierait
dans une peur externe moins dangereuse et plus acceptable
par le Moi et par le Surmoi, gendarme de la morale.
●
Cognitivo-comportementale -
Pour
les tenants des théories de l'apprentissage et les
psychologues cogniticiens la phobie est un comportement
appris et renforcé au cours de la vie du patient,
soit de manière directe (être mordu par un
serpent, par exemple), soit de manière indirecte
en observant les réactions de douleur ou de peur
d’un autre individu .
Souvent
la phobie pourrait aussi naître d’une peur conditionnée,
c’est-à-dire de l’association entre un
stimulus menaçant et la présence d’un
objet neutre qui acquiert ainsi progressivement une connotation
dangereuse. Ainsi dès les années 1920 on a
démontré la théorie du conditionnement :
on a "mis en conditions" un enfant afin qu'il
prenne peur d’un inoffensif rat de laboratoire simplement
en lui faisant entendre un son déplaisant à
chaque fois que le rat était près de lui.
Aussi ce phénomène expliquerait entre autre
le caractère irrationnel d’une phobie, puisque
la personne pourrait difficilement se souvenir de l’événement
fondateur d’une peur conditionnée qui s’établit
souvent à son insu.
Diagnostic
différentiel entre la peur et la phobie :

Caractéristiques
|
Peur
|
Phobie
|
Stimulus potentiellement dangereux
|
Oui |
Non |
Conduites d'évitement
|
Non |
Oui |
Réaction proportionnée au stimulus
|
Oui |
Non |
Raisonnement logique
|
Oui |
Non |
Contrôle volontaire
|
Oui / Non |
Non |
Anxiété anticipée
|
Oui / Non |
Oui |
Durée |
Ponctuelle |
Maintenue
|
Diagnostic
– Critères DMS IV :
La phobie se caractérise par une peur irrationnelle
et majeure en présence du stimulus phobogène,
pouvant évoluer vers une attaque de panique si l'évitement
n'est pas possible. Les phobies ne deviennent des "pathologies"
que lorsqu'elles entraînent une souffrance importante
chez le patient, et une détérioration de sa
qualité de vie. Elles deviennent alors invalidantes
de par les symptômes en présence du stimulus
phobogène, et de par les stratégies que doit
mettre en place le patient afin de les éviter.
"Certaines
phobies n'ont aucune composante psychologique, mais sont
des réactions à des stimuli physiquement insupportables
en raison d'un état médical particulier :
Photophobie,
crainte de la lumière, un des symptômes possibles
de la méningite.
Hydrophobie,
crainte de l'eau, désigne dans le cas d'un patient
atteint de rage l'impossibilité à avaler les
liquides, dans la mesure où ceux-ci entraînent
un spasme laryngé."
Toutefois,
avant de poser le diagnostic de phobie, ont doit s'assurer
de l'absence d'autres facteurs, comme par exemple l'hyperthyroïdie
qui peut entraîner des crises d'anxiété,
la prise de psychotropes, etc.
Critères
diagnostiques du DSM IV
Le DSM
IV donne les critères de diagnostique suivant pour
les phobies non spécifiques (classement 300.29)
Crainte
marquée et persistante, excessive ou peu raisonnable,
déclenchée par la présence ou l’idée
anticipative d'un objet ou d'une situation spécifique
(par exemple : vol en avion, hauteurs, animaux, recevoir
une injection, voir du sang).
L'exposition au stimulus phobique provoque presque invariablement
une réponse immédiate d'inquiétude,
qui peut prendre la forme soit d’une crise de panique
liée à la situation, soit, d’une prédisposition
à une telle crise.
Note : Chez les enfants, l'inquiétude peut être
exprimée en pleurant, par de la mauvaise humeur,
par de la rigidité, ou en se cramponnant.
La
personne admet que la crainte est excessive ou peu raisonnable.
Note : Chez les enfants, cette caractéristique
peut être absente.
Les
situations phobiques sont évitées, ou bien,
sont supportées avec une inquiétude ou une
détresse intense.
L'évitement,
l'anticipation anxieuse ou la détresse dans la situation
redoutée interfère de manière significative
avec le quotidien normal de la personne, avec son fonctionnement
professionnel (ou scolaire), avec ses activités et
rapports sociaux ; ou il y a une détresse marquée
due au fait d’être sujet à la phobie.
Pour
les personnes de moins de 18 ans, la situation perdure depuis
au moins 6 mois.
Il faut que l'inquiétude, les crises de panique ou
l'évitement phobique liées à l'objet
ou à la situation ne s’expliquent pas mieux
par un autre trouble mental. Cet autre trouble pourrait
être le Trouble Obsessionnel Compulsif (par exemple,
crainte de la saleté de quelqu'un, avec une hantise
de contamination), un trouble post traumatique par exemple,
l’évitement des stimuli liés à
un facteur de stress), un trouble d'inquiétude de
séparation (par exemple, évitement de l'école),
une phobies sociales (par exemple, action d'éviter
des situations sociales en raison de la crainte de l'embarras),
une panique avec l'agoraphobie, de l'agoraphobie sans antécédent
de panique.
Classification
:
La psychopathologie
divise les phobies en trois catégories –
1- Les "Phobies Spécifiques" ou Phobies
Simples, qui sont déclenchées par un objet
externe : avions, araignées, etc Elles sont souvent
négligées par l'entourage et même parfois
tournées en ridicules, elles peuvent être source
de détresse psychologique majeure, et dans certains
cas d'un impact sérieux sur la qualité de
vie (phobie des transports, phobie des animaux, phobie des
phénomènes naturels…).
La plupart de ces phobies représentent un état
extrême d’un sentiment normal : par exemple
la phobie des avions représente une sur-amplification
de la sensation d’appréhension naturelle que
tout le monde ressent lors d’un décollage.
Il faut aussi signaler que les symptômes ressentis
lors de la confrontation à l’objet ou la situation
phobogène (celle qui déclenche la peur) varient
fortement d’un sujet à l’autre; dans
les cas extrêmes une "attaque de panique"
peut être déclenchée : malaise général,
sensation de mort imminente, tachycardie, sueurs, etc. Dans
tous les cas, les sujets frappés de phobie spécifique
sont conscients de l’irrationalité de leur
peur, et en souffrent.
2-
Les Phobies sociales, où la peur d’interagir
avec les autres, de réaliser certaines actions devant
d’autres ersonnes, par exemple de "p arler en
public à des gens connus", ou encore l'éreutophobie
(peur de rougir).
3-
L’Agoraphobie, c’est-à-dire la peur de
quitter son environnement proche et de se retrouver dans
un endroit dont il serait difficile ou gênant de s’extraire.
Les phobies vis-à-vis des maladies, comme la cancérophobie
(peur du cancer) ou la nosophobie (peur des maladies en
général), sont en principe des formes d'hypocondrie
et non des Phobies Spécifiques ou simples. Néanmoins,
certains classements rangent la peur d'être contaminé
dans les phobies simples, et celle d'être déjà
malade dans l'hypocondrie.
Épidémiologie
:
Dans
les troubles anxieux, les phobies sont les formes les plus
fréquentes.
Entre
5 à 25% de la population générale souffre
de phobie(s); elles représentent la pathologie psychiatrique
la plus fréquente chez les femmes, et la 2 e en fréquence
chez les hommes.
"Une étude réalisée en Suède
indique que les phobies spécifiques apparaissent
plus tôt que les phobies sociales : autour de
7 ans pour les phobies animales, de 9 ans pour la phobie
du sang ; la claustrophobie se distingue par un âge
moyen d'apparition beaucoup plus tardif, proche de celui
de l'agoraphobie (20 ans)".
● Des différents Phobies, les Phobies Spécifiques
semblent être les plus fréquentes
:
Voici le tableau suivant (Bourdon / Journal of anxiety disorders,
1988, 2, 227-241) qui reprend les principales phobies et
leur ordre de fréquence chez les hommes et chez les
femmes. Ainsi les Phobies Spécifiques ou Simples
apparaissent comme les plus courantes, elles concernent
6 à 7% de la population
Femmes |
Hommes |
Phobies
|
Type |
1 |
2 |
Insectes, souris, serpent |
Phobie
simple
|
2 |
1 |
Hauteurs |
Phobie
simple
|
3 |
5 |
Transports en commun |
Agoraphobie
|
4 |
6 |
Etre dans l’eau |
Phobie simple
|
5 |
11 |
Orages |
Phobie simple
|
6 |
3 |
Etre dans la foule |
Agoraphobie
|
7 |
4 |
Autres peurs |
Phobie simple
|
8 |
8 |
Claustrophobie |
Phobie simple
|
9 |
10 |
Tunnel et ponts |
Agoraphobie
|
10 |
9 |
Parler en public à des gens connus |
Phobie sociale
|
11 |
14 |
Sortir dehors seul |
Agoraphobie
|
12 |
13 |
Rester seul |
Agoraphobie
|
13 |
15 |
Rester près d’un animal dangereux ou
non mais qui ne peut vous atteindre |
Phobie simple
|
14 |
7 |
Parler à des gens inconnus |
Phobie sociale
|
15 |
12 |
Manger avec des gens connus ou en public |
Phobie
sociale
|
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le dictionnaire des phobies :
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Qu'est
ce que l'Emétophobie ?
Le terme émétophobie (vient du grec emein
vomir) il s'agit d'une phobie liée au dégoût
maladif, incontrôlable et irraisonné du vomi.
Les personnes victimes de ce mal ne veulent pas en parler,
considérant ce sujet comme "tabou", elles
se sentent envahies par une " émotion extrêmement
puissante".
Le dictionnaire le définit comme une "crainte
morbide de vomir".
La peur de vomir est un trouble dont on entend très
peu parler cependant c'est une phobie que touche un nombre
importante de personnes de tous les âges, principalement
les adolescents et les adultes.
Les personnes malades d'émétophobie se replient
sur eux-mêmes s'interdisant la socialisation et évitant
certains actes essentiels à la vie, en fait les malades
ont peur de tous les événements qui peuvent
entraîner l'action de vomir : ils évitent les
transports, les aliments à risque (fruits de mers
notamment), les "réunions arrosées",
la foule; les sport de combat; ils ne sont pas à
l'aise quand une personne lit dans une voiture à
côté d'eux ; ils ne se sentent pas bien
quand ils voient quelqu'un vomir, que ce soit en face d'eux
ou à l'écran (télévision ou
cinéma), etc .
Les personnes souffrant d'émétophobie se sentent
seules et incomprises : "cette terreur nous accompagne
pas à pas dans notre quotidien, quoi que nous fassions,
où que nous allions, avec qui que nous soyons. Ce
calvaire, nous le vivons contre notre volonté. Il
est plus fort que tout, plus fort que nous…."
Les personnes ainsi atteintes ont besoin d'être
soutenues et traitées pour guérir ou pouvoir
gérer leur phobie (en acceptant le fait
qu'elle ne disparaîtra pas complètement, mais
suffisamment pour qu'on puisse vivre avec) …Cependant;
le plus suivant, l'entourage nie le problème, refuse
de l'accepter.
L'émétophobe vit dans la crainte constante
d’une nouvelle crise; "c'est un cercle vicieux
infernal".
Dans
le but de calmer les nombreuses crises d'angoisse, cette
phobie s'accompagne aussi de rites : phrases / prières
/ gestes.
A
l'Origine :

Dans un cadre conceptuel phénoménologique,
l'émétophobie peut être liée
à un évènement anodin qui peut déclencher
le dégoût , ou liée à un fort
traumatisme, qui peut être un viol ou un abus sexuel
antérieur.
L'angoisse de l'évènement vécu se "focalise"
sur le vomi et le fait de vomir.
La
"fixation" de l'objet de la phobie (qui est le
choix du vomi) est la résultante des opérations
cognitives faites pendant et après "l'évènement
particulier".
Cette
phobie touche aussi bien les hommes que les femmes, et la
détresse psychologique et l'isolement qu'elle crée
sont souvent sous-estimés, puisque personne n'aime
"véritablement vomir"; mais dans le cas
de l'émétophobie, ce n'est pas seulement une
question de dégoût passager, mais bien une
véritable obsession quotidienne. – lire au
début du texte les « Hypothèses
Etiologiques de la Phobie ».
L'évolution
de l'émétophobie (texte sur un témoignage
commenté ) :

Voici un être collé à l’arbre
de "l'émetophobie", avec comme branches
les inépuisables associations erronées, et
comme feuilles, les "règles de vie" qui
découlent des branches … et qui semblent pouvoir
se multiplier a l'infinie.
Etape 1
…" Je ne sais pasà quel moment tout ceci
est arrivé, ni quel est le jour où je suis
devenu émétophobe; je sais seulement qu'il
y a eu une période de ma vie difficile et mouvementée,
entre les disputes hurleuses de mes parents, les litiges
pour la garde parentale, les entretiens avec les psychologues,
les….. et moi tiraillé même parfois
au corps entre mon père et ma mère; dans tout
ça je sentais que je n'avais pas ma place, en plus
je devais être très discret, jouer ou exister
en silence, le moindre bruit réveillait des tensions,
des cris, des menaces. j'avais 5 ans quand ma phobie est
arrivée entre « crise et panique »
mais dans le silence.. aujourd'hui j'ai 23 ans.. "
Un événement particulier (différent
pour chaque être) survient dans une période
de la vie où la personne est à la fois fragile
et réceptive… cet événement
engendre une angoisse. Cet événement qui peut
n'être pas forcément traumatisant en lui-même,
le devient par suite des circonstances, de la situation
qui l'entourent, et des liens inconscients avec le symbolisme
donné par la personne.
Etape 2
… « Ma première angoisse :
comme un nœud dans la gorge, d'un coup j'ai eu l'image
du vomi quand j’ai essayé de mettre un pied
par terre… et la terreur m'a envahi : nausées,
transpiration, tremblements, difficultés à
respirer. Je me dis aujourd'hui que cela a dû durer
quelques secondes ou minutes (moins de temps que la chanson
que ma mère avait prise à la radio afin de
mieux me réveiller) mais à ce moment là,
le temps me semblait une éternité…..
j’ai pleuré, j’ai tremblé, j’avais
peur … et tout cela était tellement étrange
que je ne pouvais même pas parler….ainsi je
n'ai rien raconté à personne. Ma nounou est
arrivée, maman est partie travailler… je me
suis caché sous ma couverture pour me protéger…
Cela s’est répété encore peut
être quelques jours ou une semaine plus tard presque
sous les mêmes conditions».
L'angoisse de l'évènement vécu se « focalise »
sur le vomi et le fait de vomir.
La "fixation" de l'objet de la phobie (le choix
du vomi) est la résultante des opérations
cognitives effectuées pendant ou après "l'évènement
particulier".
Etape 3
«Mon appétit s’est vu perturbé
(après ces faits) ; surtout la nuit, j’avais
peur de vomir »
« Un jour je suis allé au cinéma
avec papa voir un film de dessins animés, j'ai vu
le loup vomir, je me suis senti littéralement plaqué
sur mon siège, j’ai tremblé et transpiré
jusqu'à mouiller mes vêtements…. Enfin
j'ai fini pour parler à mon père, il m'a dit
que ce n'états rien, que peut être j’avais
dû mal digérer mon déjeuner ; j’avais
honte, je ne lui pas dit qu’il ne s’agissait
de la première fois… »
« J’avais peur de vomir et j’avais
honte ; ainsi à la maison, le fait de jouer
toujours seul m'exposait moins à la critique ou au
regard de mes parents ou des autres, je restais silencieux,
je pleurais de peur mais je ne parlais plus de vomi. L’angoisse
ne vivait pas tout le temps avec moi, j’avais encore
des moments libres sans phobie, sans angoisse ».
Etape 4
« Au fur et à mesure que le temps passait,
d’autres lieux d'angoisses m’ont gagné :
les week end avec mes parents, j'avais peur d'aller au restaurant
et de manger quelque chose que me fasse vomir; après
c’était la cantine ; après
à l'école, j’avais peur d’être
bousculé à la recréation et de vomir ;
j’avais aussi peur d’autres enfants, il y'avait
toujours quelqu’un de malade ».
« Ma scolarité états devenue difficile
et je cherchais toujours des prétextes pour ne pas
aller à l’école, jusqu'à m’inventer
une douleur. Au début ça « a marché »,
par la suite mes parents m’ont amené voir un
médecin qui a conclu qu’il ne trouvait rien
d’anormal ; mais il néanmoins il a fait
faire quelques examens, lesquels ont confirmé son
diagnostic ».
« Terrorisé par la situation, honteux
et en pleurs, j’ai raconté alors à mes
parents ma peur du vomi, ils ont essayé de me rassurer
: « mais personne n’aime vomir ni
voir vomir, cela n’est rien, tu est plus courageux
que ça ». Mais en fait, ils ne pouvaient
pas me comprendre, personne ne pouvait me comprendre, je
me sentais seul… »
…
Des nouveaux terrains d'angoisse se dessinent pour l'émétophobe,
il refuse de s'exposer, "il se protège";
en réalité il se désocialise et la
panique progresse.
Avec des sentiments contrastés entre honte et ridicule,
et la peur paralysante du vomi, l'émétophobe
parle timidement avec son père ou avec sa mère,
ou avec sa famille ; mais celle-ci généralement
banalise les faits, elle est loin du vécu de l'émethophobe;
… c’ est toujours "cela n'est rien…".
Etape 5
« Je me suis forcé à aller à
l’école. Cependant avant de partir je me munissais
d’un lapin pour lutter contre la peur, je le collais
très fort contre moi pour que la peur n’arrive
pas ».
« D’autres angoisses ont encore gagné
mon quotidien : ainsi je questionnais mes parents sur
la date de péremption de la nourriture préparée
(j’allais même chercher les emballages à
la poubelle pour vérifier) ; j’accompagnais
tout le temps mon père ou ma mère quand ils
préparaient les repas (pour vérifier les emballages,
qu’ils se lavent bien les mains en cours de préparation..
etc) mais bien entendu ils ne savaient pas pourquoi je les
accompagnais à chaque préparation de repas ».
« Je n’allais pas au restaurant,
ni au cinéma, ni aux anniversaires, j’étais
devenu timide, presque introverti ».
«Avec le temps l’émetophobie avait
gagné du terrain, j’avais des angoisses plus
souvent, et toujours cette peur du vomi qui recommençait ».
Ainsi plus le temps passe, plus la problématique
devient "envahissante", avec des schémas
cognitifs contraignants; se précisent alors :
a- des associations erronées qui se développent
dans la confrontation avec les situations angoissantes au
jour le jour, l'émétophobe crée ainsi,
a.1-
les superstitions : un monde de "Fétiches"
ou d'Objets Antiphobiques " lapin contre la
peur" ;
a.2- des « compulsions de Vérification ».
a.3- des « TOCS ».
b- la peur du vomi s'étend progressivement, touche
différentes situations de la vie quotidienne, l'émetophobe
continu alors à s'éloigner de ces situations…..
Etape 6
« J’ai continué
à grandir et ma phobie avec moi …Au fur et
à mesure, la peur avait envahi une grande partie
de ma vie. Je me suis mis a m’observer, et j’ai
pu me rende compte que ma peur du vomi devenait encore plus
forte quand je faisais certaines choses, par exemple quand
je me réveillais et mettais le pied gauche par terre.
Au début c’était difficile je ne savais
quel pied j’avais mis en premier, alors je me recouchais
et je mettais le bon pied par terre –alors tout allait
mieux…. »
« Pendant le jours ma tête était
obsédée par le vomi et mes crises. C’était
dans le sommeil que je retrouvais des forces ».
« Je mangeais très peu (seulement
ce que j’avais vérifié préalablement),
j’étais mince, grand, timide. A ce moment là,
j'ai retrouvé un réconfort dans les bonbons
à la menthe » .
«N'importe comment…, je ne pouvais pas
être malade, il ne fallait pas voir le médecin
pour ça : je venait d'une famille qui rayonnait
la santé, je n'avais donc pas de raison (?) »
.
Les associations erronées se développent
avec la confrontation aux situations angoissantes quotidiennes.
La personne se sent envahie par quelques pensées
obsessionnelles, voire quelques TOCS.
La
peur de vomir engendre parfois aussi l'anorexie ; "on
ne mange pas par peur d'être malade, par peur de vomir",
alors le sujet ne souhaite tellement pas vomir qu'il choisit
de ne plus rien avoir à vomir, avec toutes les complications
que cet autre tableau peut encore ajouter.
Parfois aussi "le déni" de cette phobie
peut être présent, "je ne peux pas
être malade, je viens d'une famille qui rayonne la
santé, il faut pas aller chez le médecin pour
rien"
Etape 7
«En fait, après j’ai continué
à m’observer et j’ai trouvé encore
que je faisais des gestes qui augmentaient ma peur du vomi
et mes crises,… je me suis décidé à
les changer : en réalité mes TOCS grandissaient :
d’abord il s’agissait du pied de mon premier
saut du lit au réveil ; puis du pied avec lequel
je devais traverser la porte ; ensuite des dalles de
la rue ; enfin du lavage des mains… »
« A un moment j’ai senti que c’était
presque ma peur du vomi qui devait commander mes gestes,
à propos de tout ce que je pouvais faire ou toucher,
sinon j’avais une crise. Pourquoi me faire du mal
si je pouvais éviter ceci ? »
« Je fuyais tout ce qui pouvais me mettre
en contact avec le vomi : les lieux, les personnes
malades (même ma famille)…. Plutôt mourir
que vomir! »
«Pour mieux me préserver, j’ai commencé
à prendre des boissons ‘anti-vomi’ (eau
gazeuse). Puis j’ai trouvé que me rafraîchir
le visage me faisait autant de bien, et j'ai commencé
à chercher l’air pure dans les jardins pour
mieux m’oxygéner »
Les associations erronées se multiplient
de plus en plus et se développent en fonction du
quotidien. "La personne se sent davantage handicapée
et s'interdit plusieurs objets et / ou situations de peur,
non seulement de vomir, mais en plus de se créer
une crise d'angoisse qu'elle juge inutile et superflue.
…Le temps passe et la phobie devient plus présente.
La liste de tous les comportements prohibés s'allonge
quasiment de façon quotidienne, selon les difficultés
rencontrées qui relèvent de ses représentations
cognitives".
Il
suffit d'avoir vu, ou entendu qu'une personne a été
malade dans un lieu quelconque pour immédiatement
bannir le lieu. La peur d'être contaminé (épidémie
de gastro-entérites…) renforce l'isolement,
aussi, certains comportements ou situations sont proscrits
par l'émetophobe lui-même. A ce moment là,
l'angoisse du vomi est telle que la panique sublime l'émotion
«Plutôt mourir que vomir! »
…
Dans ce sursaut réactif "De l'eau pour l'arbre"
? ... l'émetophobe ouvre alors une nouvelle ligne
de "gestion" cette fois-ci dans la recherche du
bien-être; il multiplie les actions "pour
se sentir bien" par exemple se rafraîchir
le visage plusieurs fois par jour, aller dans des parcs
bien fournis en oxygène ; mais en réalité
il s’enfonce dans la pathologie obsessionnelle.
Etape
8
« Plus que jamais, tout ce que je faisais était
commandé par le vomi et mes crises. J’avais
en outre, de plus en plus de nouvelles règles de
vie que se rajoutaient à d’autres déjà
en place »
« Je me rafraîchissais systématiquement
le visage à chaque fois que je faisais ci ou ça;
dehors je ne cherchais que les jardins pour mieux m’oxygéner
(cela me venait parfois comme une obsession); je me lavais
aussi les mains pour éviter de me contaminer »
« Avec mon argent de poche je m’organisais
pour m’acheter des boissons, des bonbons a la menthe,
des anti-vomitifs (primperan, ...), des calmants contre
l’angoisse »
«A
ce moment de ma vie je mangeais encore moins (j’avais
très peur de la nourriture) ; je mesurais 1m85
pour 60 Kg; intellectuellement j'avais honte : un garçon
aussi grand et malade….mais en fait, je m'encourageais
à dire u'en effet j'arrivais à contrôler
mes angoisses…et donc que j'étais mieux qu'avant
».
«P oussé par mon objectif professionnel
et mes parents, je continuais à faire mes études
(parfois je les faisais même par correspondance),
à préparer mon avenir; aussi je ne sortais
presque exclusivement que pour suivre mes études… ;
en fait je me suis rendu compte que j’étais
loin de la vie. Mais je n’y pouvais rien ; beaucoup
de territoires étaient bannis pour moi ; et
ma phobie et mes angoisse recommencent toujours de manière
incessante ».
Les associations erronées continuent…
comme à l'infinie. Même les actions dirigées
vers le corps "pour se sentir bien" se
glissent encore dans les des associations erronées,
les transformant en "Obsessions" ou/et en "TOCS"
A
cette étape de la problématique, l e trouble
prend énormément de place dans vie de l'émétophobe.
Les associations erronées, les "règles
de vie" et les TOCS empêchent une bonne
qualité de vie; son quotidien trèsétroit
se réduit alors à la fuite à l’égard
de la nourriture, parfois jusqu'à l'anorexie, jusqu’à
une coupure avec le monde, dans le cercle vicieux de l'évitement.
Etape 9
«Le vomi était mon obsession et le centre de
ma vie au quotidien; j'avais trop de règles de vie,
et plus encore de panique du vomi. Je me lavais les mains
plus souvent de peur de me contaminer et de vomir, je me
sentais comme paralysé, je ne pouvais presque rien
faire… je dormais; en fait je baissais les bras,
je ne pouvais plus, je me suis enfermé dans moi-même,
la panique m'empêchait de sortir, j'étais épuisé
par tant de combats».
- Voici "l'arbre de l'émétophobe"
avec comme branches les "règles de vie"
(d'interdits) qui peuvent encore grandir semblent-il…
à l'infinie-. Les situations et les actions interdites
sont tellement variées et expansives à tellement
des domaines que la personne peut se sentir comme "paralysée",
prête a "rester sur place par la peur de vomir".
L'émetophobe
est désocialisé (il refuse de sortir) et même
si une personne de son entourage lui propose de l'aider,
il refuse systématiquement de peur d'affronter l'angoisse,
en fait il "se protège" en se repliant
sur lui-même, il tourne dans un cercle vicieux sans
fin. Ici l'émétophobe est atteint, "handicapé",
et encore plus vulnérable à d'autres problèmes
psychiques.

…Nous
sommes arrivé à cette étape non pas
par hasard ; en fait plus de 60% d'émétophobes
font ce même parcours - pas nécessairement
dans le temps – et malheureusement un grand pourcentage
d’émétophobes le restent leur vie durant,
tournant inlassablement dans le cycle infernal de la peur
du vomi, et avec celle-ci, les crises et d’autres
problématiques qui se surajoutent : ceci dans
la complexité de son propre traitement (cognitif)
des nformations qu’il reçoit, avec ses particularités
personnelles.
«
Un constat » encore plus significatif :
très peu nombreux sont les émétophobes
qui commencent un traitement afin de s'en sortir –
alors que ON PEUT GUERIR DE L'EMETOPHOBIE.
Dans
le cas dessiné par ce témoignage et au stade
atteint mentionné, « le patient a
décidé de consulter ».
Etape 10
«Pendant ce temps d'enferment, j'ai réfléchi
(me battant encore contre tout) je savais que toutes ses
émotions vivaient seulement en moi ; et puis,
j'ai voulu m'en sortir… j'avais un objectif d'avenir.
Alors enfin je me suis décidé et j'ai cherché
de l'aide»
La
décision !
«… J'ai travaillé sur moi…
Aujourd'hui, j'ai 23 ans, j'ai appris à gérer
mes angoisse, à estomper mes crises, oublier mes
peurs; j'ai pris plaisir à la vie, à rencontrer
des gens… maintenant, je suis guéri de l'émétophobie,
et je l'ai transformée positivement en une expérience
de vie ».
Classification
de l'Emétophobie :
●
« Emétophobie pure » ou peur
de vomir en toutes circonstances. L'acte de vomir est terrifiant,
à l'intérieur comme à l'extérieur,
seul comme accompagné. Trouble qui peut parfois avoir
"l'allure" d'un TOC.
●
« Emétophobe par confrontation »
les angoisses et / ou la fuite apparaissent uniquement lorsqu'il
y a confrontation directe avec l'objet de la phobie (le
vomi).
●
« Pseudo Emétophobie sociale »,
ou peur de vomir seulement en public. Ici c'est le regard
des autres qui est angoissant; l'acte de vomir n'est pas
terrifiant en lui-même. C'est en réalité
une phobie sociale.
Diagnostique
différentiel :
Comportement
|
Pseudo Emetophobie
(Phobie de vomir en Public) |
Emétophobie
|
Enfermement / Repli sur soi-même |
Oui |
Oui
|
Peur du vomi |
Non |
Oui
|
Nausées |
En situation sociale |
Régulières
|
Vomissements |
Fréquents |
Très rarement
|
Peur de voir ou d’entendre quelqu'un vomir
|
Non |
Oui |
Peur
de se nourrir |
Non |
Oui
|
Peur d'une intoxication alimentaire
|
Non |
Oui |
Peur de se nourrir dehors (chez des amis, anniversaire,
restaurant ... )
|
Oui |
Oui |
Peur
de se nourrir avant une sortie |
Oui |
Oui
|
Peur du monde extérieur |
Oui |
Oui
|
Peur
des virus |
Non |
Oui
|
Peur du jugement d'autrui
|
Oui |
Parfois |
Peur
d'une crise d'angoisse " dehors " |
Oui |
Oui
|
Peur
du regard des autres |
Oui |
Parfois
|
Tendance agoraphobe |
Oui |
Oui
|
Développement de TOC |
Rarement |
Oui
|
Peur de la grossesse |
Non |
Oui
|
Il s’agit ici de deux « troubles »
différents, même s’ils partagent le même
terrain « l’angoisse » ;
le même type de traitement (cognitif) de l’information,
« la phobie» ; le même objet
« le vomi », certaines peurs et certaines
réactions. En effet la grand différence de
ces deux problématiques c’est ce que nous allons
appeler ici « la cible » : Vomir
en Public pour la Phobie Sociale et le
Vomi dans tous les états pour l’Emétophobie.
Les
Crises et les Symptômes les accompagnant :
Les manifestations d'angoisse qu'accompagnent les "crises"
sont très variables et elles vont jusqu'à
la panique. Elles peuvent être différentes
d'un émétophobe à l'autre :
- nausées
- bouche sèche
- palpitations cardiaques
- difficultés à respirer
- sensation de vertige, (tête qui tourne)
- sensation de gorge et / ou d'estomac noué(e)s
- tremblements
- bouffées de chaleur / transpiration
- froid intense / chair de poule
- maux de ventre
- insomnies, cauchemars
- impossibilité de se concentrer sur quoi
que ce soit (travail, ...)
- faiblesse générale etc ...
- souvent aussi, en période d'angoisse, des
nausées de plus en plus fortes générées
essentiellement par le stress, fait qui redouble
l'intensité du malaise.
|
D'autres "signes"
émotionnels comme :
- crises de larmes
- hurlements
- agressivité
- impossibilité de parler, tant la nausée
est forte
- et même « auto-punition » :
"on se griffe, on se mord les lèvres,
on se pince, on s’arrache les cheveux, on
se gifle, ...."
- Sentiment de "panique où la terreur
rend la douleur infime".
|
Les
Angoisses :

Elles soumettent l’émetophobes à une
pression sans merci, avec en plus, des conséquences
nocives pour leur qualité de vie et pour leur socialisation
(qui peut les amener jusqu'à la « coupure
avec le monde »). Elles peuvent ainsi provoquer :
la peur des collègues, des amies, et jusqu'à
la peur de leur famille ; sans compter avec la peur
du lieu de travail et des lieux publics (centres commerciaux,
cinémas, de distractions diverses).
Ces
angoisse peuvent être différentes ou même
« originales » d’une personne
à l’autre, cependant « le déclencheur »
ou « le moteur » de toute crise d’angoisse
chez tout émétophobe est la persuasion que
la situation « à vivre » est susceptible
de le faire vomir ou de voir le vomi de l’autre….
Peuvent provoquer une crise :
- La peur de vomir.
- La peur de voir / entendre quelqu'un vomir (même
au cinéma ou la télévision).
- La peur de manger " trop".
- La peur d'attraper un virus (gastro-entérite).
- La peur de manger des aliments périmés.
- La peur des restaurants / repas dehors.
- La peur de certains aliments.
- La peur des glaçons dans un verre (eau contaminée).
- La peur de certaines odeurs (surtout de cuisine).
- La peur de manger chez les autres.
- La peur de faire du sport.
- La peur des transports / des voyages.
- La peur des manèges en fête foraine.
- La peur d'approcher des personnes malades.
- La peur de la grossesse.
- La peur des enfants (véhiculeurs de microbes).
- La peur de certaines douleurs (notamment tout ce qui touche
l’abdomen).
- La peur à donner la main (véhiculeur de
microbes).
- La peur d'être mal au cinéma.
- La peur d'être avec quelqu'un qui lit en voiture
(cela peut provoquer des nausées).
…
La liste est loin d'être exhaustive, chaque émétophobe
développe ses propres angoisses.
La
Gestion des Crises :

● Les Rituels, les actions –
Les
émétophobes sont fréquemment angoissés,
état qui peut durer de quelques minutes à
quelques jours et qui se complique par une symptomatologie
contraignante.
Une
crise à la maison semble être beaucoup plus
gérable qu’à l’extérieur
(en fait l’environnement familial est plus rassurant
et moins improvisé que la rue). Dehors, la crise
est très violente et le regard des autres rend l’émetophobe
anxieux et parfois même « paranoïaque »
(« ils m’ont vu paniquer .. . avaler
mes cachés ?…) .
-
Ainsi, et afin de se rassurer et de gérer la situation,
l’émétophobe possède plusieurs
moyens sans lesquels il ne s’en sort jamais :
les anti-stress ou objets contraphobiques( porte chef, peluches,
mouchoirs, boules de gomme… etc) ; les médicaments
contre les nausées ou anti-vomitifs ( Primpéran,
Vogalène, Motilium ...), les anxyolitiques ( type
Xanax, tranxène, ou lexomil ) ; ou des aliments ou
boissons réputés bons pour tel ou tel symptôme
( de coca cola, des bonbons à la menthe, des gélules
à base de gingembre……)
-
Les émétophobes se donnent comme mission celle
de contrôler les aliments : la provenance, les
dates depéremption, l’apparence et tout ce
qui est en référence avec la vaisselle.
Ils ne mangent pas chez les autres ni au restaurant, ils
n’assistent pas aux anniversaires. Enfin, ils ne mangent
pas beaucoup, pas trop gras, ni trop riche ni trop lourd.
Certains contrôlent même l’élaboration
des repas ou ce que mange leur famille afin de ne pas avoir
à subir des indigestions(donc contamination et donc
vomissements) ou vomissements d’un des membres de
la famille.
● D’autres réactions qui se veulent Contra
phobiques –
-
Se rafraîchir avec de l’eau, aller dehors aux
parcs.
- Se relaxer.
- Faire exercices de respiration ou s’auto masser.
L’Emétophobie
et ses possibles complications :

C
ette peur du vomi peut entraîner la personne qui en
est atteinte à l'anorexie : ainsi, le sujet
ne souhaite tellement pas vomir qu’il choisit de ne
plus rien avoir à vomir.
Il
faut dire que s ans traitement pertinent c e trouble peut
évoluer et se voir greffer d'autres problèmes
d'ordre psychique, comme la Spasmophilie, l'Agoraphobie,
l'Hypocondrie, les Tocs, la Paranoïa, l’Anorexie,
la Phobie Sociale etc ...
L'Approche
Thérapeutique des Phobies :

Thérapeutique
D’après mon expérience thérapeutique
dans le traitement des Phobies et de l’Emétophobie,
bien après le classique célèbre « évaluation,
diagnostique, pronostique » deux éléments
piliers sont a la base de la réussite du traitement
:
a)l’alliance thérapeutique (thérapeute-patient)
visant le même objectif ;
b) l’ajustement : personnalité - méthode.
Au
delà de cette première étape, nous
avons bien à disposition plus d’un choix thérapeutique
de traitement, chacun ayant fait ses preuves en ce qui concerne
la gestion des symptômes et la guérison des
phobies ; le traitement de la phobie peut comporter
une thérapie proprement ciblée a la phobie ;
ou un corollaire thérapeutique dépendant des
personnalités, des antécédents personnels,
de l’objectif de travail définit avec le patient.
Il est à noter que dans ce genre de traitement l’expérience
acquise est de la plus grande importance.
Les Outils Thérapeutiques :
●
La Thérapie Comportementale – Cognitive -Une
des principales indications thérapeutiques pour le
traitement des phobies est la thérapie Comportementale
Cognitive qui cible son objectif sur le symptôme.
Elle se compose essentiellement d’un programme progressif
de confrontations à la situation redoutée,
d’abord dans un contexte rassurant, puis progressivement
avec un entraînement à la gestion de l’anxiété.
Cette exposition progressive entraîne une diminution
des réactions de peur et permet la disparition de
la peur par désensibilisation. Un autre aspect important
de ce traitement est la restructuration cognitive qui permet
d’aider le patients à identifier leurs erreurs
de jugement et à développer une compréhension
plus rationnelle de la probabilité du danger.
●
L’Hypnose : elle s’attaque
aux causes et aux manifestations de la maladie. Cliquer
ici
● L’Amma Assis : elle passe par
le corps pour aider à gérer « l’esprit ».
Cliquer ici
● L’Approche Psychanalytique - Il
vise à mettre en lumière les mécanismes
du ou des symptômes phobiques anxieux (ré appropriation
du sens, puis son élaboration par le sujet) à
travers l'investigation de l'inconscient du patient (notamment
dans sa configuration oedipienne inconsciente), pour enfin
parvenir à une compréhension profonde des
symptômes et de leur raison d'être.
En fait, dès le temps de Freud, on constatait que
la phobie est un « symptôme instable, fugace
et fragile », on parle alors d'hystéro-phobie,
de névrose phobo-obsessionnelle, etc. Freud montre
aussi que l’angoisse est dans la phobie souvent comme
un « signal d'alarme ». « Dès
lors, s'attaquer au seules manifestations symptomatiques
peut apparaître comme très insuffisant. A la
différence de l'approche béhavioriste, pour
la psychanalyse, le symptôme phobique a un sens qu'il
s'agit de déchiffrer pour en atteindre les sous-bassements
inconscients ».
Ainsi en psychanalyse, « le symptôme est
vu comme une solution défensive dont il faut élucider
le sens avant de songer à l'éradiquer comme
on éradiquerait un virus ».
…
L’analyse se fait dans une relation transférentielle
qui permet au conflit inconscient de se réactualiser
afin d’être surmonté et dépassé.
Cette thérapie « des profondeurs »
est plus longue et engage le patient a des confrontations
souvent difficiles ; elle s’attaque aux causes
et aux manifestations de la maladie.
Dans le cas où les symptômes ont un caractère
envahissant, certaines thérapies psychanalytiques
peuvent s’adjoindre aux Thérapies Comportementales
Cognitives.
Témoignages :
Témoignage
d’un ancien patient guérit de la « Nosophobie »
(peur de tomber malade)
Mon témoignage concerne la NOSOPHOBIE,
et des troubles associés : le TOC et des problèmes de mémoires et d'apprentissage.
Juin 2007- Sandra |
|
En
Bref Mon Histoire jusqu’à ma guérison
:
« Personne
ne peut comprendre, je ne serai jamais guérie » :
c'est ce que je me disais inlassablement….
La
narration : depuis le début de la souffrance
jusqu’à la guérison.
« J’ai
m'appelle Sandra, j'ai 28 ans, et je suis étudiante
handicapée. Il y a quelques années hébergée
dans une structure adaptée pour personnes handicapées,
j’ai eu une Nosophobie, peur de tomber malade, agrémentée
du toc d’être contaminée par tout ce
qui est sale, de tomber malade et de devenir plus handicapée
que je le suis.
A
ce moment là, j’ai rencontré une personne
ayant un handicap très lourd ce qui a fait augmenter
cette phobie, de sorte que je l’évitais, me
lavais les mains, nettoyais fauteuil, sac, etcetera, sans
cesse, en me disant « oh là, là
, il faut bien nettoyer tout cela pour ne pas devenir comme
lui, très malade. Avec le temps la Nosophobie s’est
aggravée. Je nettoyais de plus en plus, parfois pendant
quelques heures nettoyant au même endroit plusieurs
fois en pensant « est-ce que j’ai
bien nettoyé ».
Au
bout de 3 ans, le nettoyage était devenu pénible
et surtout, il était l’occupation principale
au quotidien. Je nettoyais quasiment pendant 8 à
10 heurs par jour, et je ne dormais pas beaucoup. Par conséquent
je ne pouvais pas me concentrer en classe. Et pendant le
cours je pensais à nettoyer si je touchais un endroit
que je considérais comme sale, et il fallait absolument
que je lave mes mains, que je change de vêtements…
Laver les mains ne suffisait pas si j’avais touché
mes habits sans avoir lavé les mains.
Au
début de la 4 ème année je nettoyais
les portes, le mur, ma chaise, mon bureau de travail,…,
bref le chemin par où je passais, pensant que mes
mains sales avaient touché le bord du lit devenu
sale et par la suite le mur, la chaise… J’avais
une manière de nettoyer afin que la saleté
ne soit pas étalée partout, donc je me concentrais
beaucoup pour être sûre d’avoir bien nettoyé.
Puis je me demandais si tout était propre et je réfléchissais
après 8 à 10 heures de nettoyage s’il
y avait encore des endroits à nettoyer que j’avais
oubliés. A la fin pour être sûre, je
recommençais le nettoyage.
J’associais
la saleté à la maladie. Puisque je suis une
personne handicapée, je considérais que j’étais
faible, sans immunité, capable donc d’attraper
toutes les maladies en croisant les personnes malades. Je
ne pouvais penser à autre chose que nettoyer pour
éviter de tomber malade. En plus de ce toc comme
mécanisme défense, j’ai eu des
« troubles de mémoire » dans
la pensée comme dans l’apprentissage, j’oubliais
tout. Mon temps était consacré au nettoyage,
je ne pensais qu’à cela. Toute personne malade
ou ayant un handicap me faisait peur. Je ne voulais pas
devenir comme eux. J’ignorais que j’avais un
problème psychologique. Je me disais «
je nettoie une dernière fois ma chambre puis tout
sera propre » mais le cycle commençait
infiniment ( Nosophobie, toc, trouble de mémoire).
Je ne dormais que 5 heures par jour, je me levais tôt
pour avoir le temps de nettoyer avant la fin de la journée.
Par la suite je commençais réellement à
avoir des problèmes physiques : douleur dans
les bras à force de nettoyage, douleur dans les jambes
à force de tenir debout pendant des heures pour nettoyer,…
En fait c’était la Nosophobie qui produisait
chez moi ces paniques.
Recherche
d’un professionnel :
Sans
dire qu’il s’agissait de moi, je parlais par-ci
par là pour me faire une idée de la thérapie
que je devais faire et j’entendais des choses qui
me terrorisaient : « il faut simplement
se raisonner…ces cas là est trop
compliqués, je connais une personne qui a fait plus
de 10 ans de thérapie, et encore elle n’est
pas guérie…, », « moi
je connais un autre cas qui est moins compliqué,
qui a déjà changé 5 fois de thérapeute,
et ceci depuis 8 ans et rien n’a avancé… ».
Non, personne ne peut comprendre, je ne serai jamais guérie » :
c'est ce que je me disais inlassablement….
Malgré
tous ces commentaires et pour mettre fin à mes souffrances,
J’ai cherché un spécialiste sur Internet
pour parler de mon problème. Quand j’ai trouvé
Mme Villar-Documet , je l’ai contactée par
téléphone, là elle a pris connaissance
de mon problème, puis on a fixé un rendez-vous.
Ma
thérapie avec Mme Villar-Documet
J’ai rencontré la psychologue Mme VILLAR-DOCUMET.
Pendant le premier rendez-vous nous avons fait ensemble
le point de la situation. Elle m’a proposé
ainsi un éventail thérapeutique pour mon traitement.
Nous avons mis en place une alliance thérapeutique
de travail.
Voici
ai-je exposé, quelques exemples supplémentaires
de symptômes : ce que la nosophobie me faisait faire
avant :
A
chaque endroit dans tout l’appartement je ne pouvais
pas me déplacer librement. Toujours un problème
était présent :
- Un jour pendant 1h30 : une forte anxiété.
A partir de 8h15 du matin jusqu’à 16h30
j’ai nettoyé une partie du mur placée
au dessus du lit, le lit avec changement de draps, nettoyé
également la table de travail, l’ordinateur,
les stylos, classeurs, télécommandes,
la cuisine… Tout ceci pour un objet que j’avais
utilisé à l’époque où
j’avais rencontré la personne handicapée,
et je pensais sans arrêt que cet objet était
sale et qu’il ne fallait pas le toucher avant
de l’avoir rendu propre, c’est à
dire bien nettoyé. Malheureusement en passant
à côté du meuble où il y
avait l’objet, j’avais dû toucher
cet objet.
- Voici le dialogue interne que j’avais avant de
nettoyer : Avant de partir en week-end je nettoyais
tout pendant 6 à 8 heures. Le dimanche arrive,
je rentre dans ma chambre (fin du week-end), en me disant
« je nettoie le fauteuil ou pas ? Est-ce
qu’il est bien nettoyé ? Ai-je respecté
le sens de nettoyage pour ne pas étaler la saleté ?
Il faut que cela soit propre ». Pour être
sûr que cela soit propre je nettoyais encore une
fois.
- Autre exemple de dialogue interne : il faut faire
attention que mes habits ne touchent pas le fauteuil
roulant que j’avais utilisé lors de la
présence de la personne handicapée. Pendant
ce temps, je dormais à peu près 5 heures
par nuit, je me confrontais à ma phobie et je
nettoyais tout, tout le temps. Je prenais des douches
pendant des heures (environ 2 heures).
|
…Les
résultats de notre travail n’ont pas tardé,
environ en un mois de traitement j’ai senti une meilleure
qualité de vie. J’avais presque arrêté
de nettoyer grâce aux différents traitements.
Nous avons commencé le travail de soin pour la Nosophobie,
puis postérieurement nous avons travaillé
sur le toc, les troubles de mémoire et l’apprentissage
accéléré.
…Cela
m’avait pris environ 3 mois pour arriver à
vivre à peu près comme les autres sans l’angoisse
de tomber malade. Durant ces 3 mois l’évolution
avait été spectaculaire. Il y avait eu également
des séances d’ « amma assis »
qui permettaient à mon corps de se relaxer, de se
sentir bien, de prendre du dynamisme.
Ainsi par la suite j’ai eu beaucoup de temps pour
travailler , me reposer, et j’ai pu consacrer du temps
à des loisirs,… Cependant, le toc était
très encore gênant bien que j’eusse arrêté
en grande partie le nettoyage.
En plus, j’avais une mémoire réduite
par rapport à celle que j’avais 4 ans auparavant
( c’est à dire avant l’apparition du
problème). En ce qui concerne les troubles de mémoire
madame Villar-Documet avait entrepris une thérapie
sous hypnose afin de débloquer les mécanismes
de défense mnésiques et stimuler la mémoire ;
par la suite elle exerça une thérapie à
partir d’une technique de pointe, pour me permettre
une accélération de l’apprentissage.
Quelques aperçus des autres choses qui ont changé
en moi :
Au début quand je tombais par terre, je ne pensais
pas à moi, mais à ce toc (trouble obsessionnel
compulsif) : nettoyer ; alors que dernièrement,
je suis tombée en me promenant et cette fois-ci,
j’ai pensé à moi, vérifié
que je n’avais pas mal quelque part. Cela a fait changer
ma vie.
En outre, avant de finir la dernière séance
du traitement entrepris, sans l’avoir voulu j’ai
été confrontée à un cas comme
celui qui a provoqué ma maladie, et rien n’a
bougé en moi, même pas la moindre pensée….Comme
ma vie a changé ! TOUT VA BIEN. Je mémorise,
j’apprends. J’ai pris aussi de l’assurance.
Je suis guérie.
Après tout ce que j’avais entendu dire avant
de commencer ma thérapie… je pense que probablement
avec une autre psychologue je ne serais peut être
qu’à un huitième de ma thérapie,
merci infiniment Mme Villar-Documet , grâce à
vos connaissances et à votre expérience vous
avez su trouver les moyens pour m’aider à guérir
en respectant mes valeurs et ma personnalité.
Maintenant après avoir fini mon traitement d’une
durée d’une année, j’ai une qualité
de vie excellente. Je dors 8 à 9 heures par nuit.
J’ai des loisirs. Je me promène dans ma voiture
que je conduis. J’ai du temps libre pour moi. Maintenant,
je le redis, j’ai une bonne mémoire, j’apprends
vite et je continue mes études à la fac. JE
SUIS GUERIE. MERCI ENCORE.
Sandra
|
Témoignage d’un ancien patient guérit des « Phobies Multiples »
Mon témoignage concerne Ma Guérison des PHOBIES MULTIPLES
Juin 2009 – Jasmin |
|
Au début quand je tombais par terre, je ne pensais pas à moi, mais à ce toc (trouble obsessionnel compulsif) : nettoyer ; alors que dernièrement, je suis tombée en me promenant et cette fois-ci, j’ai pensé à moi, vérifié que je n’avais pas mal quelque part. Cela a fait changer ma vie.
En outre, avant de finir la dernière séance du traitement entrepris, sans l’avoir voulu j’ai été confrontée à un cas comme celui qui a provoqué ma maladie, et rien n’a bougé en moi, même pas la moindre pensée….Comme ma vie a changé ! TOUT VA BIEN. Je mémorise, j’apprends. J’ai pris aussi de l’assurance. Je suis guérie.
Après tout ce que j’avais entendu dire avant de commencer ma thérapie… je pense que probablement avec une autre psychologue je ne serais peut être qu’à un huitième de ma thérapie, merci infiniment Mme Villar-Documet , grâce à vos connaissances et à votre expérience vous avez su trouver les moyens pour m’aider à guérir en respectant mes valeurs et ma personnalité.
Maintenant après avoir fini mon traitement d’une durée d’une année, j’ai une qualité de vie excellente. Je dors 8 à 9 heures par nuit. J’ai des loisirs. Je me promène dans ma voiture que je conduis. J’ai du temps libre pour moi. Maintenant, je le redis, j’ai une bonne mémoire, j’apprends vite et je continue mes études à la fac. JE SUIS GUERIE. MERCI ENCORE.
Sa bienveillance m’a accompagnée tout au long de ce parcours de guérison et j’insiste sur le fait qu’il est vraiment possible de guérir.
Alors, j’invite et même j’incite toutes les personnes en souffrance à faire confiance au travail de Madame Villar Documet. JE SUIS GUERIE.
Jasmin
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Témoignage
d’un ancien patient guérit de «l’ Emétophobie »
(peur du vomi)
Témoignage de Guérison de l’Emetophobie.
Juin 2007- Nicolas |
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Il est important pour moi d’apporter Le témoignage de L’expérience que je viens de vivre, afin de La faire partager au plus grand nombre, afin de pouvoir dire qu’iL y a toujours La Lumière du jour au bout d’un tunnel, aussi Long soit-iL.
Le partage d’une expérience est déjà Le premier pas vers une guérison, car si nous ne savons pas qu’une solution existe, nous ne pouvons pas y croire (ou difficilement), et si nous n’y croyons pas, nous n’essayons jamais.
Je m’appelle Nicolas, j’ai 31 ans et j’ai souffert pendant près de 20 ans d’une phobie particulière que L’on appelle L’hématophobie (La peur paralysante de vomir).
Jusqu’à ce jour, cette angoisse a complètement dirigé ma vie, bien pLus forte que toutes Les autres peurs, prenant Le pas sur mes passions, mes envies, mes désirs et mes plaisirs. Chaque minute de ma vie prenait cette contrainte en considération, chaque instant était vécu en fonction de ma phobie. Combien de fois me suis-je refusé de vivre des expériences enrichissantes ou certainement passionnantes pour éviter de m’exposer à des situations générant ma phobie? Combien de fois ai-je manqué de spontanéité, d’authenticité, à cause de cette obsession ? Combien de fois cette anxiété a hyper-contrôlé mes pulsions? Combien de fois ma vie sociale en a été affectée? Et combien de temps avais-je déjà perdu ? Trop, c’est certain...
Le plus difficile est de ne pas oser en parler autour de soi. On en a honte, on se sent seul et incompris. Toujours la même rengaine: ceux qui ne vivent pas La situation, ne peuvent pas La ressentir, et par conséquent La minimisent, La réduisent ou vous dévalorisent. Je me suis donc tût, je me suis enfermé dans mon silence, faisant en sorte de vivre ma vie du mieux que je pouvais en compagnie de ce fardeau, mais en conservant Le secret espoir qu’un jour nouveau viendrait peut être (mais quand ?)... Je souligne bien sûr Le fait que peu de références existent sur L’émétophobie et que, d’après mes recherches, La psychiatrie n’est pas forcément bien armée face à ce fléau et tente de nous accompagner à L’aide de substances chimiques, comme une résignation ou un état de fatalisme. Je ne voulais pas, pour ma part, tomber dans ce cliché, je ne voulais pas un traitement médicalisé de mon état.
L’envie de m’en sortir, de reprendre Le contrôle de ma vie, de faire tomber Le rideau, se sont révélés à moi après Le passage de mes 30 ans, comme si cet âge avait été un virage dans ma vie, Le passage à L’état adulte, celui où L’on doit absolument compter sur soi-même pour faire face aux problèmes ou aux coups durs.
Nous savons bien que sans réaction, il n’y a pas d’action. Ainsi, suite à cette réaction, mon action a été de chercher ce qui pourrait m’aider. Comme je L’ai dit, je souhaitais une alternative naturelle, sans traitements chimiques, une méthode allant jusqu’à rechercher La cause de mon mal-être, pouvant guérir mon âme de L’intérieur et en profondeur. Et j’ai eu cette chance de croiser La route de celle qui a formé cette alliance thérapeutique victorieuse avec moi : Mme Ruby VILLARDOCUMET.
Après avoir consulté son site internet, Lu Les témoignages de ses anciens patients à propos d’affections diverses, et malgré mon scepticisme concernant Le traitement de mon état, j’avais choisi de me retrouver assis en face d’elle : c’est que L’espoir était Là et surtout cette formidable envie d’avoir voulu tout essayer pour n’avoir aucun regret en cas d’échec. Je fais partie de ceux qui ne veulent pas baisser Les bras avant d’avoir pu tout tenter. Sceptique mais entreprenant
La thérapie de Mme VILLAR-DOCUMENT a été personnalisée, claire et transparente dès le début, sous forme d’un contrat moral : elle mettait en place un plan précis combinant subtilement des séances de thérapie comportementale et cognitive, d’hypnose et d’amma assis, à la condition que je devais être présent de façon assidue tout au long des séances.
et les séances se sont effectivement succédées au rythme de 2 par semaine sur 6 mois, construites autour de discussions, d’explications, de visualisations positives, de modulation de La cognition et d’hypnose.
Et, à mon grand bonheur, à force de travail commun lors des séances ou personnel à la maison, mon état a connu des améliorations de plus en plus significatives à partir de la moitié de notre parcours thérapeutique, pour arriver à un état de guérison que j’appellerai définitive au bout de 6 mois!
Aujourd’hui, je me sens Le même et pourtant si différent, comme une seconde naissance. Ce n’est pas Le monde qui m’entoure qui a changé, mais La vision que j’en ai qui a été modifiée, mon corps et mon esprit ont été entièrement désensibilisés, comme purifiés.
Aujourd’hui, je peux Le dire haut et fort aux plus sceptiques et aux plus pessimistes des émétophobes : je n’ai plus peur de vomir, je n’ai plus peut d’être malade, je n’ai plus peur de voir les autres vomir, je ne me prive plus, je n’ai plus de blocages psychologiques ou physiques, je suis tout simplement serein et libre. La vie a de nouvelles couleurs et de nouveaux projets prennent forment. Tout cela sans douleur et sans médicament.
Je remercie tout particulièrement Ruby VILLAR-DOCUMET de m’avoir aidé à trouver Les clés de ce mieux-être et je recommande sa méthode à tous les émétophobes qui ne croient plus en aucune aide et leur assure, s’ils en font la démarche active, qu’au moins cette solution existe et marche, qu’au moins un recours est à leur portée et qu’au plus ils se sentiront tout simplement heureux, comme moi...
Nicolas
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