Je
m’appelle Sandrine VALDEMAR, je viens d’avoir
22 ans. Je vais vous raconter comment ma vie a été
bouleversée par un fléau que l’on connaît
sous le nom de CANCER.
En
août 2003, j’étais loin de m’imaginer
ce qui allait se passer et que c’était le dernier
vrai été passé auprès de la
personne que j’aime le plus au monde.

Nous
avons l’habitude d’aller au Portugal pour les
« grandes vacances » en voiture. C’est
mon papa qui conduit généralement sur toute
la durée du chemin. Cet été, pour la
première fois, je suis allé au Portugal avec
mon copain. Au retour, je suis rentrée avec mes parents.
Mon papa a conduit comme a son habitude sauf qu’arrivés
en France il a cédé le volant à maman
et m’a fait passer devant pour que je serve de « co-pilote »
comme on dit, et il a fait quasi tout le reste du chemin
à l’arrière de la voiture. C’était
bizarre, mais un coup de fatigue cela arrive.
Les
semaines ont passé et mon papa paraissait un peu
malade, le visage plus maigre et un peu jaunâtre.
Il avait un peu du mal à aller aux toilettes. En
novembre, mes parents ont décidé de consulter
un médecin. Le médecin de famille l’a
envoyé chez un gastro-entérologue qui lui
a dit de faire un scanner. Le jour où il allait faire
son scanner, mes parents m’ont appelé et sont
venus manger avec moi près de mon lycée. J’étais
contente mais je ne me rendais pas compte de ce qui pouvait
éventuellement se dérouler.
Une ou deux semaines plus tard, j’avais marqué
une semaine de congés et par hasard, en regardant
sur Internet les prix des billets d’avion, j’ai
profité pour partir quatre jours au Portugal. Cela
tombait sur les jours où mon papa devait faire des
examens approfondis suite aux résultats du scanner.
Je ne m’inquiétais pas, mes parents me disaient
que c’était juste un contrôle et je me
contentais de cela.
Quand
je suis revenu, mes parents m’avaient expliqué
que suite aux examens, papa devait se faire opérer
pour mettre une prothèse au colon, car il était
en train de se refermer, je ne pensais toujours pas que
cela pouvait être grave.
Cependant,
début décembre je ne me sentais pas très
bien et j’ai eu des grosses douleurs au niveau du
bassin, au point que le médecin m’a fait hospitaliser
immédiatement pour vérifier que cela n’était
pas une crise d’appendicite. C’est mon papa
qui m’a amené à la clinique, car je
n’avais pas le droit de conduire et, ce jour là
il a même été posté un dossier
pour un de mes professeurs. Ensuite, il est resté
près de moi jusqu’à ce que j’ai
ma chambre. Je suis sortie le lendemain. Pas de crise d’appendicite :
en faite, la seule explication que j’ai à donner
à cela, aujourd’hui, c’est que je m’inquiétais
sans m’en rendre vraiment compte et c’est mon
corps qui subissait cette inquiétude.
La
semaine d’après, papa a été hospitalisé
pour la prothèse au colon. Il est resté quelques
jours à l’hôpital. Quand j’allais
le voir, j’écoutais ce que les médecins
disaient et une fois, son chirurgien a parlé de mettre
un PAC.
Je
devais retourner voir mon médecin traitant pour vérifier
que tout allait bien suite à mon hospitalisation,
je lui en ai parlé. Et lui m’a dit que cela
devait être pour la chimiothérapie, je n’ai
pas cherché à en savoir plus par lui. Quand
je suis rentrée à la maison, j’ai téléphonée
à mon amie : c’est là que j’ai
tout découvert. Elle m’a d’abord expliqué
comment se soignait cette maladie et ensuite elle m’a
dit que c’était un CANCER. A ce moment là,
j’avais l’impression que c’était
la fin du monde, mais sans le savoir c’était
le début de la fin d’un rêve entre un
papa et sa fille.
J’ai
appelé ma mère et je lui ai dit que j’étais
au courant et que j’allais en parler avec papa. Donc,
je suis retournée le voir et j’en ai parlé
avec lui.Il m’a expliqué très confiant
que pour guérir, il devait suivre un traitement pendant
quelques mois et qu’une fois guéri, il devrait
avoir un suivi pour vérifier qu’il n’y
ai pas de rechute. J’avais confiance en lui donc je
l’ai cru.
Il
est rentré à la maison, ensuite les fêtes
de fin d’année sont arrivées très
vite. On a passé Noël en famille, c’était
dans les locaux de la société, comme ça
s’il était fatigué, il est aurait pu
se reposer sur un matelas qu’on avait mis dans un
bureau. Vers 23h, papa m’a appelé et m’a
demandé de venir avec lui, on a pris ma voiture et
nous sommes allés à l’Eglise. Je ne
m’y attendais pas, je n’avais jamais été
à la messe de minuit (de Noël). Nous avons assisté
à la messe et allumés des cierges. Ensuite,
nous sommes rentrés, le père Noël était
déjà passé, mes petits cousins étaient
contents.
Après
l’ouverture des cadeaux, j’ai mis de la musique
et quand on connaissait des chansons on prenait le micro
et on chantait. C’est là que j’ai réalisé
un de mes rêves. Les chansons se suivaient et là
comme si tout cela était prévu, la chanson
que j’ai toujours rêvée de chanter à
mon papa s’est enchaînée et ma tante
a posé son micro et m’a laissé toute
seule, j’ai continué à chanter et mon
papa est venu s’assoire en face de moi. (J’aurai
tout donné pour que ce moment soit éternel),
c’était la fusion entre un papa et sa fille :
qui d’autant plus venait de réaliser un de
ses rêves d’enfant. Cet instant de bonheur pour
moi est gravé à jamais sur mon cœur
et dans mon esprit!
…Jusqu’au
27 février, premier jour de mes examens blancs pour
le BTS, papa est resté à la maison, il allait
à l’hôpital pour des contrôles
suite à des montées de fièvre, ou pour
la chimiothérapie qui a été reporté
deux fois. – Mais, il avait peur d’aller à
l’hôpital pour la fièvre car une fois,
il n’a pas eu de chambre, il est resté toute
la matinée dans une pièce à attendre
qu’on vienne l’examiner et ensuite, il a été
placé dans une salle, appelée Urgences Portes,
avec d’autres malades, dans un plus mauvais état
apparent que lui. Il y est resté plusieurs jours.
–
Ce
27 février au soir, nous étions à table
tous les trois, maman avait préparé de la
viande rouge très tendre, c’était bon,
mais au début du repas, papa a eu très mal
au ventre. Papa avait réduit la morphine la veille
et ce jour là, car il voulait ne pas trop s’habituer.
J’ai eu peur et même s’il était
réticent pour aller à l’hôpital,
j’ai appelé le S.A.M.U. Ils sont arrivés
après une demie heure : je les attendais en
bas de l’immeuble. Ils sont restés longtemps
à l’examiner : un monsieur m’a expliqué
que cela n’était pas comme à la télé,
d’abord il devait savoir ce qui se passait et ensuite
eux pourraient l’emmener à l’hôpital.
Je pleurais, je ne comprenais pas ce qui se passait, j’espérais
que cela n’était pas la dernière fois
que je le regardais. Quand, les médecins du S.A.M.U.
l’ont emmené, papa était assis dans
un fauteuil roulant, j’avais l’impression qu’il
venait de prendre vingt ans de plus, il souffrait et cela
se voyait. Je l’ai regardé jusqu’au bout
du couloir et ensuite par la fenêtre, maman était
partie avec lui. Mon voisin l’a croisé dans
le couloir, il m’a demandé si c’était
mon grand-père, je lui ai dit « non, c’est
mon papa ! » et j’ai fermé
la porte. Finalement, je me suis endormi, maman est rentrée
en taxi vers 2h.
Le
chirurgien de garde, par chance, c’était le
même qui lui avait posé la prothèse
donc il connaissait déjà mon papa. Il l’a
opéré. Je ne savais pas ce qui se passait,
le matin, quand je me suis réveillé, maman
m’a dit d’aller à mon examen, car je
ne pourrais le voir que dans l’après-midi.
J’avais examen blanc d’anglais, j’ai été
mais je n’ai rien fait, je n’arrivais pas à
travailler alors je suis sortie de classe et je suis allée
à l’hôpital. Il était en « service
de réanimation ». J’ai attendu longtemps
avant de pouvoir le voir. Je n’arrêtais pas
de pleurer, je n’avais pas le droit de voir mon papa,
j’étais si malheureuse. Quand finalement, j’ai
pu le voir : il dormait… en faite, il était
dans le coma.
Je n’y comprenais vraiment rien, il ne bougeait pas
quand je le touchais ou lui parlais, il avait des appareils
dans la bouche et le nez et un appareil surveillait sa respiration,
les battements de son cœur et dès que la machine
sonnait, l’infirmière intervenait rapidement.
Il avait aussi des perfusions et une espèce d’armature
qui était au-dessus de son ventre pour éviter
qu’on le touche, puisqu’il avait été
opéré.
Ma
famille est venue et en dehors des heures de visite on attendait
soit en salle d’attente soit à la cafétéria.
Mes tantes essayaient de me faire comprendre avec ma maman,
que papa n’avait presque aucune chance de se réveiller,
que l’opération qu’il avait subie était
très grave et qu’il n’avait qu’une
chance sur un million de se réveiller. Mais je n’y
croyais pas, ce n’était pas possible, hier
soir il était avec moi, à la maison et aujourd’hui
on me dit qu’il va mourir et qu’il ne me parlera
plus jamais. C’était impossible à mes
yeux, je me suis disputée avec la plupart des personnes
qui me disaient cela. Je ne voulais pas y croire, mon papa
était fort, gentil et il ne méritait pas de
mourir. Je ne voulais pas qu’il meure sans se battre.
Alors, à toutes les visites, je lui parlais, je lui
racontais mes rêves, les souvenirs qu’on avait
passé ensemble, tout ce qui pouvait lui faire s’accrocher
à la vie mais en une demie heure, c’est court,
en plus ses frères et sœurs et sa mère
voulait le voir et seulement quatre personnes en deux roulements
pouvaient le voir. Mais, je voulais réussir. –
A la télévision, on voit souvent des gens
dans le coma et leur famille leur parle et parfois il se
réveille, pourquoi pas mon papa ?
Mon
copain m’a dit que pour son grand-père, les
médecins leur avaient demandé d’enregistrer
des cassettes avec la voix des enfants et petits-enfants,
et que en-dehors des heures de visites, ils lui faisaient
écouter. Alors j’ai enregistré une cassette
où je chantais …avec des chansons que j’ai
choisi qui puisse lui donner envie de se battre. Je l’ai
apporté aux infirmières qui lui ont fait écouter.
Au
cours des visites, je guettais le moindre petit signe qui
pouvait signifier qu’il nous entendait. Des fois,
ces doigts bougeaient mais cela pouvait être nerveux.
Mais ensuite, ces paupières ont commencé à
bouger et quand on a pu voir un peu de ces yeux, on a compris
qu’il nous entendait. J’étais fière,
fière de lui, fière qu’il se batte,
c’était mon papa et il renvoyait l’image
que j’avais de lui. Ces yeux ont continué à
s’ouvrir, jusqu’à qu’il soit grand
ouvert mais il ne parlait pas à cause des machines,
il réagissait juste à ce qu’on lui disait
avec ces doigts et ces yeux. Il avait gagné ce combat!
Dès
que les médecins ont décidé que papa
pouvait respiré seul, ils lui ont enlevé le
tuyau. Pour mon anniversaire le 7 mars, papa est descendu
dans un autre service. Malgré ce que l’on peut
penser, cela a été un des plus beaux jours
de ma vie. Papa était là près de moi
et vivant.
Passés
plusieurs jours, il a été transféré
à Ennery dans une clinique pour qu’il se repose,
il y est resté pendant deux mois et demi. Période
pendant laquelle, papa a eu 48 ans, le 5 mai. Avec maman,
on lui a apporté un petit gâteau et une bougie,
nous étions unis tous les trois. Ensuite il est rentré
à la maison. Cependant, la chimiothérapie
a encore et reporté pour la simple raison qu’il
n’y avait pas de lit disponible pour y passer deux,
trois jours. A ce moment là, j’ai ressenti
le besoin de m’occuper de lui pour qu’il ne
soit pas seul à la maison et que je profite de lui.
J’ai donné m’a démission le mardi
à mon supérieur hiérarchique qui m’a
laissé partir pour le même fin de semaine sans
autre préavis. Le samedi j’ai arrêté
de travailler et le lundi papa obtenait une chambre à
l’hôpital pour la chimio. Mais il n’a
jamais fait d’autres chimiothérapies, les médecins
le voyaient trop faible et voulaient attendre. C’était
pendant la Coupe d’Europe de Football, je restais
tous les soirs de matchs avec papa et quand le Portugal
jouait je lui mettais une écharpe autour du cou et
un poster sur le mur et je me maquillais et m’habillais
aux couleurs de ce pays. Je voulais qu’il soit un
peu heureux. Quand le Portugal a perdu en final, il était
content parce qu’il était fier que ce petit
pays arrive si loin.
Une
dizaine de jours après son arrivée, les médecins
ont décidé de le transférer dans un
autre hôpital à Puteaux en Soins Palliatifs.
Pour ceux qui ne savent pas : c’est un service
où tous les malades sont condamnés à
mourir sans autre espoir.
Papa ne savait pas qu’est-ce que c’était
et moi non plus, sauf quand je me suis aperçu que
dans sa chambre, il y avait une feuille sur le mur, pour
l’accompagnement au deuil. J’étais folle
de rage.
Tant qu’il ne savait, je me disais que papa se battrait
et il allait guérir.
Début juillet, j’ai eu les résultats
de mon BTS sur Internet : REFUSE. Non seulement j’allais
perdre mon papa mais je ne pouvais même pas le rendre
fière de moi une dernière fois.
J’ai
appelé maman pour lui dire, j’étais
triste. Quelques minutes plus tard, papa m’a appelé
et m’a dit : « c’est pas grave
meu filho, je suis fier de toi » J’étais
contente d’entendre sa voix pour me rassurer et j’ai
laissé tomber, je n’ai plus voulu y penser,
ce n’était pas grave. Alors je suis retournée.
–
Tous les matins, j’allais voir papa, je restais jusqu’à
ce que maman arrive du travail et j’allais la remplacer
à la société deux petites heures et
je revenais. Ensuite, je restais généralement
jusqu’au soir.
– Une dizaine de jours ont passé et les médecins
ont informé papa sur son état et ce qui allait
se passer. Ce matin là, papa m’a annoncé
qu’il allait mourir…
Il
m’a dit de très belles choses et il avait confiance
en moi. Il m’a dit : « je sais
que tu seras forte, tu es une battante et ta maman et toi,
vous y arriverez ! ». Il m’a demandé
aussi de m’occuper de ma maman et de la société
si je voulais. On a discuté de mes rêves et
de ce qu’il ressentait, de toutes les choses que l’on
peut se dire avant un tel départ.
Ensuite,
il m’a demandé de l’eau et je suis sortie
pour lui chercher un verre propre et j’ai vu les médecins.
On a beaucoup parlé et j’ai rencontré
Ruby. Ruby est la psychothérapeute qui se trouvait
dans le service pour une période encore d'une semaine.
Je suis allé la voir un peu et je lui ai dit :
Si vous voulez me voir pour que je vous raconte ma vie,
c’est pas la peine ! Pour raconter ma vie, je
peux la raconter tous les jours à mes amis !
En plus là je n’ai pas le temps je dois retourner
voir mon papa. »
Elle m’a répondu que si j’acceptais de
venir la voir un peu plus tard, je verrai qu’elle
pourrait m’aidé à affronter ce qui se
passe.
J’ai accepté de repasser plus tard.
Je suis retournée voir papa qui s’inquiétait,
je lui ai dit que c’était rien, je parlais
juste avec les médecins.
Je suis retourné la voir, elle m’a expliqué
que mon papa allait mourir à mes yeux mais qu’il
avait obtenu la clé pour un monde meilleur.
Cette semaine là, je l’ai revu une ou deux
fois, et papa l’a rencontré plusieurs fois.
Ruby a permis à mon papa, par la « visualisation »
de réaliser son rêve.
Son rêve était qu’il puisse vivre assez
longtemps pour me voir à la tête de la société
qu’il avait créé onze années
plutôt. C’était son autre bébé.
Ruby lui a permis de s’imaginer quelques instants,
en me voyant diriger sa société et lui près
de moi.
Le contrat de Ruby s’est terminé mais j’ai
pris ces coordonnées.
Fin juillet, papa est tombé dans le coma, je pensais
qu’il dormait mais j’ai vite compris que cela
n’était pas le cas. Les médecins m’ont
dit qu’il se battait encore mais qu’il était
temps qu’on le laisse partir.
Jeudi 29 juillet, j’ai dormi avec lui et moi dans
sa chambre. J’ai apporté des livres que je
lisais quand j’étais plus jeune et je lui ai
lu des histoires.
Je lui ai lu un livre que j’aimais beaucoup et j’ai
fini par lui lire l’histoire de « la petite
fille aux allumettes ».
Le vendredi 30 juillet 2004, Joao Carlos VALDEMAR est décédé
à 23h30 à l’hôpital de Puteaux.
J’ai perdu mon papa.
J’ai été très forte, je pense
pour soutenir ma maman, j’ai évité les
pleurs.
Papa a été transporté au Portugal et
installé dans une petite chapelle, ses funérailles
se sont déroulées le 4 août. Je n’ai
jamais vu autant de monde que cela soit à un enterrement
ou un mariage.
Tous ces gens étaient là pour lui, j’étais
contente : il est très apprécié
et a été entouré jusqu’à
la fin.
Le samedi 9 octobre 2004, une messe a été
célébrée à Clichy pour ses amis,
clients et fournisseurs qui n’ont pu se déplacer.
J’ai écrit un discours à cette occasion*.
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Mon
Discours :
Aujourd’hui,
nous sommes tous réunis pour rendre hommage
à une personne très chère à
mon cœur : MON PAPA.
Par
votre présence d’hier et d’aujourd’hui,
je suis fière de dire qu’il est aimé.
Parmi
nous se trouve ses amis, ses clients et fournisseurs,
ses frères et sœurs, ses neveux et nièces,
ses filleuls, sa maman, son épouse et moi sa
fille. Chacun d’entre nous avons une raison
d’être là, lui.
Qu’il
soit connu sous Joao, Carlos, monsieur VALDEMAR, le
gérant de la société Ile de France
Matériel, l’époux de Cielle, le
papa de Sandrine, peut importe c’est la même
personne.
Par
votre présence d'hier et d'aujourd'hui, vous
renforcez le sentiment que j’éprouve.
Papa est une personne très appréciée,
autant dans son environnement familial, qu’amical
et professionnel.
La
raison est simple, de son vivant, cet homme était
un exemple de bonté et de justice.
Il avait des défauts comme tout le monde mais
je ne vois que ces qualités.
Mon
papa, était quelqu’un d’exceptionnel,
je le dis car je le crois … parce que je l’aime.
Depuis
qu’il est parti je m’efforce de penser
qu’il est toujours là, près de
moi. Je souffre de ne plus le voir mais je sais qu’il
veille sur nous et parfois j’ai l’impression
de sentir sa présence.
C’est
difficile de se dire que la personne qu’on aime
le plus nous laisse, mais il faut croire qu’il
est dans un monde bien meilleur que le notre.
Et
chacun notre tour, quand l’heure viendra nous
irons le rejoindre. Cependant, nous avons tous un
chemin à suivre et une vie à construire.
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…Depuis
le mois de septembre, j’ai eu beaucoup de problèmes
à accepter les problèmes des autres et être
tolérante. J’ai commencé à comprendre
que papa n’était plus là, il n’y
avait plus d’hôpital, plus personne à
qui s’occuper à longueur de temps. Une amie
m’a poussé à aller voir quelqu’un,
avant que je ne fasse plus de dégâts. J’ai
choisi Ruby. Je suis allée la voir et c’est
elle qui m’a aidé à affronté
mes douleurs profondes qui surgissaient sans prévenir.Aujourd’hui,
je me sens déjà mieux et je continue à
la voir.
J’ai décidé d’écrire ce
témoignage pour vous remercier Ruby de l’aide
que vous m’apportez, même si cela est votre
travail, mais à mes yeux cela représente beaucoup
plus.
Je vous remercie également d’avoir apporté
un peu de réconfort à mon papa.
Bien
à vous Mme Villar-Documet.
Sandrine
Valdemar.