En
Bref
Mon Histoire jusqu’à ma guérison
:
« Personne
ne peut comprendre, je ne serai jamais guérie » :
c'est ce que je me disais inlassablement….
La
narration : depuis le début de la souffrance
jusqu’à la guérison.
« J’ai
m'appelle Sandra, j'ai 28 ans, et je suis étudiante
handicapée. Il y a quelques années hébergée
dans une structure adaptée pour personnes handicapées,
j’ai eu une Nosophobie, peur de tomber malade, agrémentée
du toc d’être contaminée par tout ce
qui est sale, de tomber malade et de devenir plus handicapée
que je le suis.
A
ce moment là, j’ai rencontré une personne
ayant un handicap très lourd ce qui a fait augmenter
cette phobie, de sorte que je l’évitais, me
lavais les mains, nettoyais fauteuil, sac, etcetera, sans
cesse, en me disant « oh là, là
, il faut bien nettoyer tout cela pour ne pas devenir comme
lui, très malade. Avec le temps la Nosophobie s’est
aggravée. Je nettoyais de plus en plus, parfois pendant
quelques heures nettoyant au même endroit plusieurs
fois en pensant « est-ce que j’ai
bien nettoyé ».
Au
bout de 3 ans, le nettoyage était devenu pénible
et surtout, il était l’occupation principale
au quotidien. Je nettoyais quasiment pendant 8 à
10 heurs par jour, et je ne dormais pas beaucoup. Par conséquent
je ne pouvais pas me concentrer en classe. Et pendant le
cours je pensais à nettoyer si je touchais un endroit
que je considérais comme sale, et il fallait absolument
que je lave mes mains, que je change de vêtements…
Laver les mains ne suffisait pas si j’avais touché
mes habits sans avoir lavé les mains.
Au
début de la 4 ème année je nettoyais
les portes, le mur, ma chaise, mon bureau de travail,…,
bref le chemin par où je passais, pensant que mes
mains sales avaient touché le bord du lit devenu
sale et par la suite le mur, la chaise… J’avais
une manière de nettoyer afin que la saleté
ne soit pas étalée partout, donc je me concentrais
beaucoup pour être sûre d’avoir bien nettoyé.
Puis je me demandais si tout était propre et je réfléchissais
après 8 à 10 heures de nettoyage s’il
y avait encore des endroits à nettoyer que j’avais
oubliés. A la fin pour être sûre, je
recommençais le nettoyage.
J’associais
la saleté à la maladie. Puisque je suis une
personne handicapée, je considérais que j’étais
faible, sans immunité, capable donc d’attraper
toutes les maladies en croisant les personnes malades. Je
ne pouvais penser à autre chose que nettoyer pour
éviter de tomber malade. En plus de ce toc comme
mécanisme défense, j’ai eu des
« troubles de mémoire » dans
la pensée comme dans l’apprentissage, j’oubliais
tout. Mon temps était consacré au nettoyage,
je ne pensais qu’à cela. Toute personne malade
ou ayant un handicap me faisait peur. Je ne voulais pas
devenir comme eux. J’ignorais que j’avais un
problème psychologique. Je me disais «
je nettoie une dernière fois ma chambre puis tout
sera propre » mais le cycle commençait
infiniment ( Nosophobie, toc, trouble de mémoire).
Je ne dormais que 5 heures par jour, je me levais tôt
pour avoir le temps de nettoyer avant la fin de la journée.
Par la suite je commençais réellement à
avoir des problèmes physiques : douleur dans
les bras à force de nettoyage, douleur dans les jambes
à force de tenir debout pendant des heures pour nettoyer,…
En fait c’était la Nosophobie qui produisait
chez moi ces paniques.
Recherche
d’un professionnel :
Sans
dire qu’il s’agissait de moi, je parlais par-ci
par là pour me faire une idée de la thérapie
que je devais faire et j’entendais des choses qui
me terrorisaient : « il faut simplement
se raisonner…ces cas là est trop
compliqués, je connais une personne qui a fait plus
de 10 ans de thérapie, et encore elle n’est
pas guérie…, », « moi
je connais un autre cas qui est moins compliqué,
qui a déjà changé 5 fois de thérapeute,
et ceci depuis 8 ans et rien n’a avancé… ».
Non, personne ne peut comprendre, je ne serai jamais guérie » :
c'est ce que je me disais inlassablement….
Malgré
tous ces commentaires et pour mettre fin à mes souffrances,
J’ai cherché un spécialiste sur Internet
pour parler de mon problème. Quand j’ai trouvé
Mme Villar-Documet , je l’ai contactée par
téléphone, là elle a pris connaissance
de mon problème, puis on a fixé un rendez-vous.
Ma
thérapie avec Mme Villar-Documet
J’ai rencontré la psychologue Mme VILLAR-DOCUMET.
Pendant le premier rendez-vous nous avons fait ensemble
le point de la situation. Elle m’a proposé
ainsi un éventail thérapeutique pour mon traitement.
Nous avons mis en place une alliance thérapeutique
de travail.
Voici
ai-je exposé, quelques exemples supplémentaires
de symptômes : ce que la nosophobie me faisait faire
avant :
A
chaque endroit dans tout l’appartement je ne pouvais
pas me déplacer librement. Toujours un problème
était présent :
-
Un jour pendant 1h30 : une forte anxiété.
A partir de 8h15 du matin jusqu’à 16h30
j’ai nettoyé une partie du mur placée
au dessus du lit, le lit avec changement de draps, nettoyé
également la table de travail, l’ordinateur,
les stylos, classeurs, télécommandes,
la cuisine… Tout ceci pour un objet que j’avais
utilisé à l’époque où
j’avais rencontré la personne handicapée,
et je pensais sans arrêt que cet objet était
sale et qu’il ne fallait pas le toucher avant
de l’avoir rendu propre, c’est à
dire bien nettoyé. Malheureusement en passant
à côté du meuble où il y
avait l’objet, j’avais dû toucher
cet objet.
-
Voici le dialogue interne que j’avais avant de
nettoyer : Avant de partir en week-end je nettoyais
tout pendant 6 à 8 heures. Le dimanche arrive,
je rentre dans ma chambre (fin du week-end), en me disant
« je nettoie le fauteuil ou pas ? Est-ce
qu’il est bien nettoyé ? Ai-je respecté
le sens de nettoyage pour ne pas étaler la saleté ?
Il faut que cela soit propre ». Pour être
sûr que cela soit propre je nettoyais encore une
fois.
-
Autre exemple de dialogue interne : il faut faire
attention que mes habits ne touchent pas le fauteuil
roulant que j’avais utilisé lors de la
présence de la personne handicapée. Pendant
ce temps, je dormais à peu près 5 heures
par nuit, je me confrontais à ma phobie et je
nettoyais tout, tout le temps. Je prenais des douches
pendant des heures (environ 2 heures).
…Les
résultats de notre travail n’ont pas tardé,
environ en un mois de traitement j’ai senti une meilleure
qualité de vie. J’avais presque arrêté
de nettoyer grâce aux différents traitements.
Nous avons commencé le travail de soin pour la Nosophobie,
puis postérieurement nous avons travaillé
sur le toc, les troubles de mémoire et l’apprentissage
accéléré.
…Cela
m’avait pris environ 3 mois pour arriver à
vivre à peu près comme les autres sans l’angoisse
de tomber malade. Durant ces 3 mois l’évolution
avait été spectaculaire. Il y avait eu également
des séances d’ « amma assis »
qui permettaient à mon corps de se relaxer, de se
sentir bien, de prendre du dynamisme.
Ainsi par la suite j’ai eu beaucoup de temps pour
travailler , me reposer, et j’ai pu consacrer du temps
à des loisirs,… Cependant, le toc était
très encore gênant bien que j’eusse arrêté
en grande partie le nettoyage.
En plus, j’avais une mémoire réduite
par rapport à celle que j’avais 4 ans auparavant
( c’est à dire avant l’apparition du
problème). En ce qui concerne les troubles de mémoire
madame Villar-Documet avait entrepris une thérapie
sous hypnose afin de débloquer les mécanismes
de défense mnésiques et stimuler la mémoire ;
par la suite elle exerça une thérapie à
partir d’une technique de pointe, pour me permettre
une accélération de l’apprentissage.
Quelques aperçus des autres choses qui ont changé
en moi :
Au début quand je tombais par terre, je ne pensais
pas à moi, mais à ce toc (trouble obsessionnel
compulsif) : nettoyer ; alors que dernièrement,
je suis tombée en me promenant et cette fois-ci,
j’ai pensé à moi, vérifié
que je n’avais pas mal quelque part. Cela a fait changer
ma vie.
En outre, avant de finir la dernière séance
du traitement entrepris, sans l’avoir voulu j’ai
été confrontée à un cas comme
celui qui a provoqué ma maladie, et rien n’a
bougé en moi, même pas la moindre pensée….Comme
ma vie a changé ! TOUT VA BIEN. Je mémorise,
j’apprends. J’ai pris aussi de l’assurance.
Je suis guérie.
Après tout ce que j’avais entendu dire avant
de commencer ma thérapie… je pense que probablement
avec une autre psychologue je ne serais peut être
qu’à un huitième de ma thérapie,
merci infiniment Mme Villar-Documet , grâce à
vos connaissances et à votre expérience vous
avez su trouver les moyens pour m’aider à guérir
en respectant mes valeurs et ma personnalité.
Maintenant après avoir fini mon traitement d’une
durée d’une année, j’ai une qualité
de vie excellente. Je dors 8 à 9 heures par nuit.
J’ai des loisirs. Je me promène dans ma voiture
que je conduis. J’ai du temps libre pour moi. Maintenant,
je le redis, j’ai une bonne mémoire, j’apprends
vite et je continue mes études à la fac. JE
SUIS GUERIE. MERCI ENCORE.
Sandra
|