Article
n°5
Vous
aimeriez Arrêter de Fumer
et vous avez bien raison!
Observons simplement lorsque vous fumez
ce que vous inhalez
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sur l'affiche pour l'agrandir
Arrêter
de Fumer.
Parmi les substances présentes dans la fumée
de tabac, plus de 40 sont cancérogènes,
il y a également des toxiques et plus de 40 000
autres substances non identifiées. Ceux-ci sont
à l'origine, outre des différents cancers,
de maladies cardio vasculaires et respiratoires de :
- Haleine
chargée.
- Toux
du matin.
- Dents
jaunâtres.
- Teint
gris, conséquence du rétrécissement
des vaisseaux sanguins.
- Manque
de résistance.
- Fatigue.
- Impuissance
ou frigidité.
- Douleurs
dans les membres : bras et jambes.
- Grippes
et rhumes très fréquents.
- Enfants
prématurés et allergiques avec des insuffisances
respiratoires.
- Difficulté
dans le sport d'endurance.
Arrêter
de Fumer.
Rappelez vous que parmi d'autres…le fumeur d'un
paquet par jour inhale 250 ml de goudrons par an l'équivalent
de deux pots de yaourt !
●
Quelles sont les bienfaits de l'Arrêt
du Tabac ? : à court, moyen et long terme
Vous
connaissez déjà parfaitement les dangers
du tabac. Mais en arrêtant de fumer, les méfaits
diminuent rapidement et vous ressentirez les bienfaits
pratiquement dès que vous parviendrez à
vous arrêter. Même quelques uns des risques
diminuent rapidement et le corps se met en mission de
réparer les dommages occasionnés par les
années de tabagisme.
Arrêter
de Fumer : Voici le processus de "reconstruction"
et de bien-être qui commence à se développer
en vous lorsque vous arrêtez de fumer :
Arrêter de fumer
Après 20 MINUTES |
Après la dernière cigarette, la pression
sanguine et les pulsations du cœur redeviennent
normales. |
Arrêter de fumer
Après 8 HEURES |
Après la dernière cigarette, la quantité
de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.
|
Arrêter de fumer
Après 24 HEURES |
Après la dernière cigarette, les risques
d'infarctus du myocarde diminuent. Les poumons commencent
à éliminer le mucus et les résidus
de fumée, le corps ne contient plus de nicotine.
|
Arrêter de fumer
Après 48 HEURES |
Après la dernière cigarette, le goût
et l'odorat s'améliorent, les terminasons
nerveuses gustatives commencent à être
réactivées. |
Arrêter de fumer
Après 72 HEURES |
Après la dernière cigarette, respirer
devient plus facile, les bronches commencent à
se relâcher et on se sent plus énergique.
|
Arrêter de fumer
Après 2 SEMAINES
A
3 MOIS |
Après la dernière cigarette, la toux
et la fatigue diminuent.
On récupére du souffle et on marche
plus facilement.
La circulation s’améliore rendant la
marche et la course beaucoup plus facile. |
Arrêter de fumer
Après 3 A 9 mois |
La toux, la respiration sifflante et les problèmes
respiratoires disparaissent |
Arrêter de fumer
Après 1 A 9 MOIS |
Après la dernière cigarette, les cils
bronchiques repoussent, on est de moins en moins
essoufflé. |
Arrêter de fumer
Après 1 AN |
Après la dernière cigarette, le risque
d'infarctus du myocarde diminue de moitié,
le risque d'accident vasculaire cérébral
rejoint celui d'un non fumeur. |
Arrêter de fumer
Après 5 ANS |
Après la dernière cigarette, le risque
de cancer du poumon diminue presque de moitié.
|
Arrêter de fumer
Après 10 ANS |
Le risque de cancer du poumon diminue de moitié
par rapport à un fumeur qui n’aurait
pas arrêté.
Le risque de maladie cardiaque est similaire à
celui d’une personne qui n’a jamais
fumé. |
Arrêter de fumer
Après 15 ANS |
Le risque d’accident cérébro-vasculaire
et le risque de cancer au poumon sont similaires
à ceux d’une personne qui n’a
jamais fumé.
Après la dernière cigarette, l'espérance
de vie redevient identique à celle d'une
personne n'ayant jamais fumé. |
●
La Nicotine une Drogue pour le Cerveau :
La nicotine est responsable de votre dépendance
physique et psychique à la cigarette, c'est-à-dire
qu'elle agit sur votre cerveau.
Substance psycho active, elle entraîne la dépendance
procurant une sensation de plaisir, de détente,
de stimulation intellectuelle, elle agit comme anxiolytique,
anti-dépresseur et coupe faim. Cet effet néfaste
l'amène à affecter également le
système respiratoire et le système cardiovasculaire.
La nicotine est présente dans votre cigarette
et tout naturellement dans votre tabac à des
taux de concentration variables en fonction des parties
de la plante. On la retrouve aussi sous la forme de
particules en suspension dans la fumée.
Des
chercheurs de l'Institut Pasteur associés au
CNRS ont publié dans Nature du 7/7/2005, le résultat
d'une recherche de laboratoire sur la dépendance
à la nicotine. La publication indique la façon
du "comment" et "où" cette
dépendance se crée.

Celle-ci est liée à l'expression d'une
molécule réceptrice de la nicotine également
impliquée dans les capacités cognitives
des individus. Ces chercheurs démontrent ainsi
pour la première fois qu'il existe un lien anatomique
et moléculaire entre la dépendance à
la nicotine et les capacités cognitives.
Ce rôle crucial du récepteur de la nicotine
dans la mise en place de la dépendance tabagique
est appuyé par d'autres travaux publiés
simultanément dans la revue Neuron par l'équipe
de Pierre-Jean Corringer, dans la même unité
de l'Institut Pasteur. Les chercheurs ont montré
que la nicotine est capable de pénétrer
au cœur même des cellules neuronales pour
y favoriser la formation de récepteurs ayant
une très haute affinité pour cette même
nicotine. Or, leur surexpression à la surface
des cellules est à l'origine de la sensibilité
accrue à la nicotine.
La
neurobiologie de la dépendance à la nicotine
:
Cette
étude que je retranscris ici, a été
publiée par L'agence de la Santé et des
Services Sociaux de Montréal et signée
par le Dr Jean-Pierre Roy, M.D., FRCPC Médecin
conseil, Direction de la santé publique de Montréal-Centre
Neurologue, Hôpital neurologique de Montréal.
Dans ce texte… "la grande majorité
des fumeurs actuels est consciente des effets nocifs
du tabagisme et plusieurs d'entre eux ont à leur
actif des tentatives d'abandon infructueuses. En général,
il faut de trois à cinq essais pour devenir un
ex-fumeur à long terme. Cette difficulté
à modifier ce comportement s'explique entre autres
par la très forte dépendance engendrée
par la nicotine. Mais pourquoi cette dépendance
est-elle si puissante?
La
réponse la plus souvent rencontrée dans
la littérature fait appel à un système
composé de deux noyaux du cerveau : le «
Ventral Tegmental Area » (VTA) et le « Nucleus
Accumbens » (NAcc). Les neurones du VTA projettent
vers les neurones du NAcc. Lorsque le VTA est activé
par l'action de la nicotine sur les récepteurs
nicotiniques (présents sur les neurones du VTA),
de la dopamine (DA) est libérée dans le
NAcc (figure 1). Cette DA, en se liant
aux récepteurs dopaminergiques présents
sur les neurones du NAcc, entraîne une activation
de ceux-ci. Ce schéma est intéressant
mais pour mieux comprendre les conséquences de
l'action de la nicotine au cerveau, il est utile de
connaître la fonction de ces deux noyaux du cerveau,
et pour connaître la fonction d'un noyau, il faut
en connaître au moins les inputs .
Figure 1 - Les deux noyaux du cerveau au cœur
des mécanismes de dépendance à
la nicotine : le "Nucleus Accumbens" (NAcc)
et le "Ventral tegmental area" (VTA).
Les
neurones du VTA, lorsqu'ils sont activés
par de la nicotine, libèrent de la dopamine
(DA) qui, en se liant aux récepteurs dopaminergiques
présents sur les neurones du NAcc, entraîne
une activation de ceux-ci.
|
Alors, quelles régions du cerveau projettent
vers le NAcc et le VTA? On retrouve trois inputs majeurs
du point de vue physiologique : le cortex cérébral,
l'hypothalamus et l'hippocampe (figure 2) (Les
inputs sont décrits ici du point de vue physiologique
et non pas anatomique, c'est-à-dire qu'il peut
y avoir des structures anatomiques intermédiaires
entre les inputs et le couple VTA-NAcc). Le
cortex transmet l'information sur les objets présents
dans l'environnement actuel de l'individu : la vue d'une
proie ou le bruit d'un cours d'eau, par exemple. L'hypothalamus,
lui, transporte des signaux représentant les
besoins vitaux : la concentration en eau, le taux de
glucose, la température, la quantité d'adipocytes,
etc. L'hippocampe, finalement, indique si l'objet d'intérêt
présent dans l'environnement actuel est nouveau
: un tel objet dans le contexte spatial actuel, a-t-il
déjà été rencontré
ou, est-il, au contraire nouveau. Si le bruit d'un cours
d'eau, dans un contexte spatial donné, est nouveau
(pluies abondantes récentes par exemple), et
que l'individu a soif, alors, et alors seulement, le
VTA libérera de la DA dans le NAcc. La décharge
en DA entraînera deux conséquences qui
sont capitales pour la survie. D'une part, il y aura
augmentation de la probabilité que l'individu
initie une approche pour acquérir l'objet qui
correspond à son besoin le plus pressant à
ce moment précis. Pour un observateur extérieur,
le sujet paraîtra motivé à acquérir
l'objet. D'autre part, il y aura apprentissage des conditions
associées : nouveau bruit d'un cours d'eau, soif,
contexte spatial et enfin démarche pour acquérir
et consommer l'eau. Et cet apprentissage se doit d'être
retenu pour le reste de l'existence de l'individu, il
en va de sa survie. S'il en était autrement,
s'il n'y avait pas d'apprentissage de l'association,
bruit de l'eau, soif, contexte spatial, l'individu mourrait
rapidement de déshydratation. On se retrouve
donc ici au cœur même des mécanismes
les plus fondamentaux pour la survie de l'individu et
de l'espèce. Enfin, dans une situation naturelle,
telle que décrite ici, il existe une boucle de
rétroaction négative (« negative
feedback loop ») qui atténue progressivement
la décharge en DA. Lorsque l'individu boit, la
décharge des neurones hypothalamiques signalant
le déficit en eau décroît au fur
et à mesure que la concentration en eau augmente
dans le sang et ainsi la décharge en DA s'estompe
progressivement.
Figure 2 Les noyaux VTA et NAcc reçoivent
trois inputs principaux qui correspondent à
trois types d'information.
Le
cortex cérébral informe sur les objets
présents dans l'environnement, visuellement,
auditivement, etc. L'hypothalamus renseigne sur
les paramètres vitaux de l'individu : eau,
glucose, température, etc. L'hippocampe,
enfin, signale la nouveauté de la situation
: un tel objet a-t-il été observé
auparavant dans le contexte spatial actuel. |
La nicotine, comme les autres drogues d'abus d'ailleurs,
ne correspond pas à un besoin vital pour la survie,
il n'y a donc pas de boucle de rétroaction négative
pour la nicotine. En raison de cette absence de rétroaction,
la décharge en DA entraînée par
la nicotine est exagérément forte et prolongée.
Cette décharge exagérée reproduit,
mais en plus intense, ce que l'individu ressent (inconsciemment
ou non) lorsqu'un besoin vital est assouvi. Par ailleurs,
la décharge exagérée en DA entraîne
un apprentissage exagérément puissant
de l'association objet, nicotine, contexte spatial.
Ainsi, la seule vue d'une cigarette qui fume, par exemple,
déclenchera chez l'ex-fumeur une envie irrépressible
de fumer, et ce, même plusieurs années
après avoir cessé de fumer. C'est donc
en « piratant »un système au cœur
même des mécanismes de la survie que la
nicotine acquiert un pouvoir exagéré de
motivation du comportement et conserve ce pouvoir pour
la vie!"( Fin de l'extrait).
Ainsi, "lorsque vous tirez sur une cigarette, 10
secondes plus tard une dose concentrée de nicotine
est délivrée directement à votre
cerveau, produisant ainsi des effets bien connus : étourdissement,
plaisir et autres…
Cependant,
votre cerveau va rapidement s’adapter en multipliant
les récepteurs à la nicotine ce qui aura
pour conséquence de vous obliger à augmenter
le nombre de cigarettes pour ressentir les mêmes
effets. Ces changements sont en étroite relation
avec le phénomène de dépendance
lui-même "
Arrêter de Fumer.
La fumée et ses toxiques.
Aussi à la prise d'une cigarette un cercle fermé
se génère :

Depuis l'ouverture des archives secrets des industriels
du tabac notamment après les "procès",
on sait que ces derniers ont soigneusement ajusté
le dosage pour garantir le plaisir, et delà,
la consommation .
Cependant, la dépendance physique
disparaît assez rapidement après l’arrêt
du tabac : dans les 72 heures; et le
sevrage de ces dépendances peut se faire tranquillement
avec de l'aide…mais nous parleront de
tout cela plus tard...! Arrêter
de Fumer.
●
La Communication :
Arrêter
de Fumer : L'abus de tabac pourrait causer
la mort de plus de 100 millions de personne dans
le monde au cours de ce siècle.
|
Parmi les Conséquences Nocives du Tabac :
Arrêter de Fumer.
Dès les premières bouffées de cigarette,
une femme enceinte soustrait de l’oxygène
à son enfant :
"En fumant une cigarette, les composants inhalés
passent immédiatement dans le sang et provoquent
un rétrécissement des vaisseaux sanguins.
Lorsqu’une femme enceinte fume, la circulation
sanguine au niveau du placenta est ainsi diminuée
de 21%. (Lehtovirta et al., 1978 ; Morrow et al., 1988).
Le placenta étant le siège de tous les
échanges entre la mère et le foetus, les
échanges d’oxygène et de nutriments
est fortement réduit et le développement
normal du foetus est entravé. En outre, l’approvisionnement
du foetus en oxygène est réduit par un
autre phénomène qui fait intervenir le
monoxyde de carbone. Ce gaz toxique est présent
dans la fumée en quantités importantes.
Il a pour propriété de se lier très
fortement à l’hémoglobine et de
« bloquer » ainsi l’accès de
l’oxygène. Or l’hémoglobine
est indispensable au transport de l’oxygène
dans le sang. Les foetus sont particulièrement
sensibles à une intoxication au monoxyde de carbone
qui se traduit chez eux par une hypoxie (apport d’oxygène
insuffisant dans les tissus). Chez les foetus de mères
fumeuses, on estime qu’env. 9% de l’hémoglobine
est rendue durablement inapte au transport d’oxygène
à cause du blocage provoqué par le monoxyde
de carbone inhalé par la mère (Bureau
et al., 1982)".
"La
diminution des apports en oxygène et la réduction
de la circulation entraînent, chez les foetus
de mères fumeuses, des troubles du développement
qui se manifestent par une réduction du poids
à la naissance : le poids moyen des bébés
de mères fumeuses est inférieur de 200g
à celui des bébés de mères
non-fumeuses. En conséquence, la mortalité
infantile augmente, tout spécialement chez les
prématurés. De plus, les fausses couches
sont 2 fois plus fréquentes chez les femmes fumeuses
(Wisborg et al., 2001) et on ne peut pas exclure que
le développement psychique du bébé
puisse être affecté (troubles de l’apprentissage,
du comportement ou de l’attention). Même
les foetus de mères non-fumeuses ne sont pas
à l’abri des effets nocifs de la fumée
: en effet, le poids moyen des nouveaux-nés est
également diminué lorsque les mères
non-fumeuses sont exposées à la fumée
passive, et des composants provenant de la fumée
peuvent être détectés dans le sang
des nouveaux-nés (Pichini et al., 2000)".
Bureau M. et al.: Carboxyhemoglobin concentration in
fetal cord blood and in blood of mothers who smoked
during labour. Pediatrics, 1982; 69: 371-373
Lehtovirta P. et Forss M.: The acute effects of smoking
on intervillous blood flow of the placenta. British
Journal of Obstetrics and Gynaecology,1978; 85: 729-731
Morrow R. et al.: Maternal cigarette smoking: The effects
on umbilical and uterine blood flow velocity. American
Journal of Obstetrics and Gynecology,1988; 159: 1069-1071
Pichini S. et al.: Cord serum cotinine as a biomarker
of fetal exposure to cigarette smoke at the end of pregnancy.
Environmental Health Perspectives, 2000; 108: 1079-1083
Arrêter de Fumer.
Le nombre de morts subites du nourrisson est 3 fois
plus élevé chez les enfants de mères
fumeuses :
"La
mort subite du nourrisson, appelée aussi parfois
« mort blanche », désigne le décès
totalement inexplicable d’un nourrisson qui est
apparemment en parfaite santé. Les causes et
les mécanismes conduisant au décès
des nourrissons demeurent inconnus, même si des
autopsies sont effectuées. Par contre, il est
clairement établi qu’il existe des facteurs
qui augmentent le risque qu’un bébé
soit victime de la mort subite du nourrisson. Parmi
ceux-ci, citons la position ventrale du bébé
pendant le sommeil, l’exposition à
la fumée, et une température
trop élevée pendant le sommeil".
"Avec
la position pendant le sommeil, la fumée est
le plus important facteur de risque dont il faut tenir
compte. Plusieurs chercheurs ont démontré
que fumer pendant la grossesse triplait le risque de
mort subite du nourrisson (MacDorman et al., 1997 ;
Blair et al., 1996). De plus, même si sa mère
s’est abstenu de fumer pendant la grossesse, le
nourrisson présente un risque accru de mort subite
s’il est exposé à la fumée
de tabac (Blair et al., 1996). Voici quelques conseils
destinés à réduire le risque de
mort subite du nourrisson chez des enfants en bonne
santé :
- mettre le bébé sur le dos avant son
sommeil
- ne pas fumer pendant la grossesse
- ne pas exposer le bébé à la fumée
de tabac
- éviter de trop chauffer ou de trop couvrir
le bébé, surtout s’il souffre d’un
refroidissement ou d’une infection
- nourrir le bébé au sein"
"Sur le dos, le bébé ne risque pas
de s’étouffer s’il vomit et une surveillance
accrue pendant son sommeil n’est pas nécessaire.
Pendant les premiers mois, il est préférable
que le bébé ne dorme pas dans le même
lit que ses parents".
Réduire
les risques de mort subite du nourrisson. Recommandations
éditées en 1997 par The Sudden Infant
Death Network, Ledyard , Connecticut USA ( www.sids-network.org/basic.htm)
Blair P. et al.: Smoking and the sudden infant death
syndrome: results from 1993-1995 case-control study
for confidential inquiry into stillbirths and deaths
in infancy. British Medical Journal, 1996; 313: 195-198
MacDorman M. et al.: Sudden infant death syndrome and
smoking in the United States and Sweden . American Journal
of Epidemiology, 1997; 146: 249-257
Arrêter
de Fumer.
Les enfants souffrent d’asthme presque deux fois
plus fréquemment si leurs parents fument :
"Le risque qu’un enfant développe
de l’asthme est pratiquement doublé s’il
est exposé à la fumée de tabac
à la maison, en particulier si sa mère
fume (Ehrlich R. et al., 1992; Gupta D. et al., 2001;
Infante-Rivard C., 1992; Larsson et al., 2001). Une
étude récente semble indiquer que c’est
avant tout lorsque la mère fume pendant la grossesse
que l’asthme serait induit (Gilliland F. et al.,
2001).
"Quant
à l’exposition à la fumée
de tabac après la naissance, elle aurait pour
effet de déclencher et de renforcer les symptômes
typiques de l’asthme : respiration sifflante,
difficulté à respirer, essoufflement à
l’effort. Ces symptômes ainsi que la fréquence
anormalement élevée d’une toux répétitive
et d’infections respiratoires ont également
été observés en Suisse (étude
SCARPOL : Braun-Fahrländer et Grize, 2001 ; Latal
Hajnal et al., 1999). L’asthme est une maladie
caractérisée par une hyperréactivité
des voies respiratoires qui ont tendance à se
rétrécir. Une stimulation par de la fumée,
des poussières, des substances auxquelles le
corps est allergique ou par un effort important accroît
le rétrécissement des voies respiratoires
et des symptômes apparaissent : toux, respiration
sifflante, difficulté à respirer".
"Le
développement de l’asthme est conditionné
non seulement par des facteurs comme l’hérédité,
mais aussi par la pollution de l’air (et donc
la fumée de tabac). En fait, la fumée
de tabac est, dans les milieux confinés, le plus
important polluant de l’air".
Braun-Fahrländer
C., Grize L. : Bericht über drei aufeinanderfolgende
Untersuchungen von 6-7-jährigen Kindern in den
SCARPOL-Studienorten während der Schuljahre 1992-93,
1995-97 und 1998-99. Basel , Mai 2001.
Ehrlich R. et al. : Childhood asthma and passive smoking.
American Review of Respiratory Diseases, 1992 ; 145
: 594-599
Gilliland F. et al. : Effects of maternal smoking during
pregnancy and environmental tobacco smoke on asthma
and wheezing in children. American Journal of Respiratory
Diseases, 2001 : 163 : 429-436
Gupta D. et al. : Prevalence of bronchial asthma and
association with environmental tobacco smoke exposure
in adolescent school children in Chandigarh , North
India . Journal of Asthma, 2001 ; 38 (6) : 501-507
Infante-Rivard C. : Childhood asthma and indoor environmental
risk factors. American Journal of Epidemiology 1993
; 137 : 834-844
Larsson M. et al. : Environmental tobacco smoke exposure
during childhood is associated with increased prevalence
of asthma in adults. Chest, 2001 ; 120 : 711-717
Latal Hajnal B. et al. : Effect of environmental tobacco
smoke exposure on respiratory symptoms in children.
Schweizerische Medizinische Wochenschrift, 1999 ; 129
: 723-730
Arrêter de Fumer.
La Cigarette Produit des Pannes d'Erection - En France
28% des hommes en souffrent :
( KUBIN M. et al. Epidemiology of erectile dysfonction.
Int. J. Impot. Res. 2003 ; 15 : 63-71)
"Lorsqu’on inhale du tabac, il suffit de
quelques secondes pour que la circulation du sang se
modifie, notamment au niveau des vaisseaux périphériques,
qui se contractent. L’irrigation sanguine est
freinée, ce qui se traduit parfois par un refroidissement
des extrémités. Cet effet est particulièrement
visible sur les thermographies, une méthode simple
qui permet de visualiser la baisse de température
au bout des doigts".
"Le
phénomène de l’érection est
déclenché par une information du système
nerveux qui provoque un afflux de sang dans la verge,
avec pour effet de la rigidifier. En se gonflant, les
tissus du pénis compressent les veines, ce qui
empêche le retour du sang et maintient l’érection.
Deux mécanismes permettent d’expliquer
pourquoi la fumée peut provoquer des troubles
de l’érection. La nicotine, d’une
part, provoque très rapidement une contraction
des vaisseaux périphériques. Elle contribue,
d’autre part, à obstruer les artères
en favorisant la formation de plaques (athérosclérose).
Chez les fumeurs, on a pu effectivement observer une
obstruction des artères irriguant le pénis
(Rosen, 1991). Les problèmes d’impuissance
se manifestent soit par une impossibilité à
avoir une érection, soit par des difficultés
à la maintenir assez longtemps. Dans les trois
quarts des cas, les causes sont d’ordre physique
plutôt que psychique. Selon une étude anglaise,
un homme adulte sur dix souffre de tels troubles".
"Fumer
augmente d’environ 50% les risques de développer
des troubles de l’érection. «Fumer
peut influer sur la circulation sanguine et entraîner
des problèmes d’impuissance»: tel
est l’un des avertissements qui devraient bientôt
figurer sur les paquets de cigarettes mis en vente dans
l’Union européenne. C’est en tout
cas ce que prévoit un projet de directive de
l’Union européenne qui doit être
adopté prochainement".
Références : Action on Smoking and Health,
British Medical Association: Warning: Smoking causes
male sexual impotence. June 1999. Ce rapport peut être
téléchargé à l’adresse
suivante:
www.ash.org.uk/html/health/html/impotent.html
Rosen M.: Cigarette smoking: an independant risk factor
for atherosclerosis in the hypogastric-cavernous arterial
bed of men with arteriogenic impotence. Journal of Urology,
1991; 145(4): 759-763 .
Arrêter
de Fumer.
100 % d'augmentation de cancer du sein en cas de tabagisme
passif !
Les effets du tabagisme sur le risque de cancer du sein
restent controversés aussi bien pour l'intoxication
active, volontaire, que pour l'empoisonnement passif,
involontaire. Johnson KC, chercheur canadien, a souhaité
éclaircir cette question. Il a ainsi synthétisé
les données en provenance des 19 études
antérieurement publiées sur ce sujet.
En comparaison avec les femmes non exposées,
le risque relatif global de cancer du sein chez les
fumeuses passives est de 1,27 (IC 95 % : 1,11-1,45).
Dans le sous-groupe des 5 études cas - témoins
quantifiant plus précisément le degré
d'exposition au tabagisme passif, ce risque relatif
atteignait 1,90 (IC 95 % : 1,53-2,37) tandis que pour
les 14 autres publications, plus imprécises quant
à l'importance de l'exposition, le risque relatif,
de 1,08, perdait de sa significativité (IC 95
% : 0,99-1,19) tout en présentant un effet dose-réponse.
L'augmentation
du risque était particulièrement nette
pour les cancers avant la ménopause avec un risque
relatif à 1,68 (IC 95 % 1,33-2,12) passant même
à 2,19 (IC 95 % : 1,68-2,84) en ne retenant que
les 5 études les plus informatives sur l'importance
du tabagisme passif. À titre de comparaison,
le risque de cancer du sein s'élevait à
1,46 (IC 95 % : 1,15-1,85) chez les fumeuses actives.
Le tabagisme passif apparaît donc associé
à une majoration de la fréquence du cancer
du sein, pouvant être multipliée par deux
en pré ménopause. Des analyses de cohorte
complémentaires ainsi que des études de
physiopathologie restent nécessaires pour confirmer
et tenter d'expliquer cet effet imprévu du tabagisme
passif, comparable, en intensité, à celui
du tabagisme actif.
Tabagisme Passif : empoisonnement passif, involontaire;
femmes non fumeurs mais exposées a …
Sources: Dr Jean-Marie Brideron http://www.jim.fr/jim/data/bdc/base/FB/F9/54/DB/index.htm
et Johnson KC : Accumulating evidence on passive and
active smoking and breast cancer risk Int J Cancer.
2005 Nov 20 ; 117 (4) : 619-28.
Arrêter
de Fumer.
Les décès liés à une crise
cardiaque avant la retraite sont environ 3 f ois plus
nombreux chez les fumeurs réguliers :
"Chez les fumeurs réguliers le risque de
mourir d’un infarctus avant l’âge
de 65 ans est trois fois plus grand que chez les non-fumeurs
(Thun, 2000). On pense actuellement que les maladies
cardio-vasculaires causées par le tabac sont
essentiellement provoquées par l’inhalation
des gaz toxiques présents dans la fumée
(monoxyde de carbone, acide cyanhydrique et oxydes d’azote)".
"Contrairement
à une opinion répandue, ce ne sont pas
les cancers du poumon qui sont responsables du plus
grand nombre de décès parmi les fumeurs".
En France des études sont encore en cours de
traitement; mais les résultats statistiques des
seniors fumeurs de la Suisse marquent bien l'incidence,
"la plus importante cause de mortalité prématurée
due au tabac provient des maladies cardio-vasculaires
– en particulier l’infarctus du myocarde
– qui sont responsables de près de la moitié
de ces décès prématurés
(voir tableau). Les cancers du poumon sont responsables
d’un quart environ des décès prématurés
dus au tabac. Le fait que le cancer du poumon est souvent
pris comme exemple des maladies causées par le
tabac tient au fait que 90% des cas de cancer du poumon
sont dus au tabac. Néanmoins ce type de cancer
est moins fréquent que les maladies cardiovasculaires".
Thun
M. et al: Smoking versus other risk factors as the cause
of smokingattribuable deaths. Journal of the American
Medical Association, 2000; 284: 706-712
Frei A. : Kostenanalyse des Tabakkonsums in der Schweiz,
Teil 1: Epidemiologie. Health Econ, September 1998 (pages
40-42, annexes 14.1 et 14.2)
L'Action des Institutions et des Pays :
Dépêche
de Presse , SANTE, 1/12/ 2005

Nations Unis, OMS, ferme la porte au personnel fumeur
:
Arrêter de Fumer . A partir du premier
décembre 2005 l'Organisation Mondial Pour la
Santé a pris la décision de ne plus emboucher
des fumeurs dans son personnel et tout recrutement passera
par la déclaration solennelle de ne pas être
un fumeur.
Décision prise en responsabilité, afin
d'ouvrer en faveur de la santé et s'engager dans
la lutte active contre le fléau du tabac qui
est la cause tellement des morts dans le monde.
NATIONS UNIES , SANTE,
2005 / LA JOURNEE MONDIALE SANS TABAC

Arrêter
de Fumer : L'OMS exhorte les professionnels
de la santé a s'engager dans la lutte contre
le tabagisme
Une nouvelle enquête révèle
que les étudiants qui se destinent aux professions
de santé sont mal formés aux techniques
de sevrage tabagique
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Arrêter de Fumer : A l'occasion de
la Journée mondiale sans tabac,
le 31 mai 2005, l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) encourage les
professionnels de la santé à prendre
les devants pour combattre les problèmes
liés à la dépendance à
l'égard du tabac, à sa consommation
et à l'exposition à la fumée
du tabac. Le tabac reste l'une des principales causes
de mortalité dans le monde avec cinq millions
de décès par an.
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"Le
tabac reste l'une des principales causes de
mortalité dans le monde avec près
de cinq millions de décès par an, a rappelé
Lee Jong-wook, directeur général
de l'OMS. La communauté sanitaire joue un rôle
clef dans l'effort mondial engagé contre cette
épidémie. Les professionnels de la santé
sont en première ligne. Ils ont besoin d'acquérir
les compétences requises pour aider les gens
à s'arrêter de fumer et il leur faut donner
l'exemple en renonçant eux-mêmes au tabac".
"Si
des efforts supplémentaires ne sont pas faits
pour appliquer maintenant les solutions qui existent,
quelque dix millions de décès dus au tabac
seront enregistrés chaque année d'ici
à 2020, la plupart dans des pays en développement",
a-t-il prévenu.
"Les
professionnels de la santé sont au contact d'un
pourcentage élevé de la population et
ils peuvent faire beaucoup pour aider les gens à
changer de comportements. Des études montrent
que des conseils même brefs donnés par
des professionnels de la santé peuvent porter
les taux d'abstinence à 30%. On a constaté
que des interventions de sevrage tabagique conduites
par des agents infirmiers augmentaient de 50% les chances
de s' arrêter de fumer ",
explique l'OMS dans un communiqué.
Toutefois, ajoute le communiqué, les résultats
récemment publiés d'une enquête
conduite par l'Association canadienne de Santé
publique (CPHA), les Centers for Disease Control and
Prevention du Department of Health and Human Services
(CDC) des Etats-Unis et l'OMS montrent qu'une approche
plus systématique de l'engagement des professionnels
de la santé dans la lutte contre le tabagisme
serait nécessaire, à commencer par la
formation.
Cette
enquête mondiale sur les professionnels de la
santé a été menée dans dix
pays auprès d'étudiants de troisième
année dans quatre disciplines de santé
(soins dentaires, médecine, soins infirmiers
et pharmacie). La plupart des étudiants interrogés
(de 87 à 99%) pensaient qu'ils avaient un rôle
à jouer dans les conseils à donner pour
cesser de fumer. Pour plus de 90% des étudiants
dans tous les pays (à l'exception de la Croatie,
72%) et toutes les disciplines, les professionnels de
la santé devraient être formés aux
techniques de sevrage. Or, de 5% seulement à
37% au maximum des étudiants interrogés
avaient effectivement reçu une formation en règle
à ce sujet.
Le
fait d'être soi-même fumeur est souvent
un obstacle qui empêche les professionnels de
la santé à s'engager dans la lutte contre
le tabagisme. Sept pays sur dix ont fait état
d'une prévalence du tabagisme supérieure
à 20% et dans 8 des 16 enquêtes réalisées,
elle était supérieure à 30%. Les
chiffres allaient d'un minimum de 0,5% chez les étudiants
en soins infirmiers en Ouganda à un maximum de
47% chez les étudiants en pharmacie en Albanie.
"Il
est important que les établissements scolaires,
les organismes de santé publique et les services
officiels de l'éducation s'associent pour donner
aux professionnels de la santé les outils dont
ils ont besoin pour combattre le tabagisme chez leurs
patients", a déclaré Julie
Gerberding, directrice des CDC. "Alors
que nous réfléchissons aux progrès
de la lutte contre le tabagisme dans le monde que l'on
doit à la Journée mondiale sans tabac,
nous encourageons les professionnels de la santé
du monde entier à assumer leur rôle, qui
est d'informer les patients des conséquences
du tabagisme sur la santé et de les aider à
renoncer au tabac".
Le
préambule de la Convention cadre de l'OMS
pour la lutte anti-tabac, qui est entrée
en vigueur le 27 février 2005, met l'accent sur
le rôle qui incombe aux associations de professionnels
de la santé dans les efforts fournis pour faire
de la lutte contre le tabagisme un objectif de l'action
de santé publique et faire baisser la consommation
de tabac.
En
janvier 2004, dans le cadre d'une réunion convoquée
par l'OMS, plusieurs associations de professionnels
de la santé ont adopté un code
de pratique qui énumère 14 mesures
concrètes par lesquelles ces associations peuvent
s'engager dans la lutte contre le tabagisme. Ces associations
et leurs membres pourraient notamment donner l'exemple,
faire en sorte que les lieux de travail et les établissements
publics soient sans fumée et sans tabac, et appuyer
les actions politiques contre le tabac, dont, entre
autres, la Convention cadre de l'OMS pour la lutte anti-tabac.
Source
: Nations unies, New York, 31 mai 2005.
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