Ruby Villar-Documet - Psychologue clinicienne, Psychothérapeute
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BIBLIOGRAPHIE

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DEPECHES SPÉCIALISÉES

20. PSYCHOLOGIE

Cancer : le moral aurait peu d’influence sur la survie des patients.

Le «bien-être psychologique» n’est pas un élément déterminant de l’évolution du cancer et de la survie des patients, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs américains. La dépression, l’anxiété ou d’autres troubles psychologiques sont souvent considérés, par les patients ou les médecins, comme des facteurs pouvant influencer la guérison des malades atteints de cancer. Pour autant, cette influence, difficile à mesurer, est sujette à débat.

Selon le psychiatre James Coyne et ses collègues, qui ont étudié une cohorte de 1.093 patients atteints de cancers de la tête et du cou, rien ne montre que l’état moral du patient influence sa survie. Ce groupe de patients avait reçu des soins de qualité équivalente, précisent les chercheurs, et ils avaient tous rempli au cours de leur traitement un questionnaire sur leur mode de vie. 646 de ces patients sont décédés au cours de la période de l’étude. Même en prenant en compte les spécificités des patients –leur sexe, la nature de la tumeur, etc- le bien-être psychologique n’apparaît pas comme un facteur déterminant de la progression de la maladie ou de la survie.

A l’issue d’une méta-analyse publiée récemment, le Dr Coyne (Abramson Cancer Center, Penn University, USA) constatait déjà que rien ne prouvait que la participation du patient à un groupe de soutien psychologique ou à une psychothérapie modifiait sa survie.

Sa dernière étude, publiée dans la revue Cancer éditée par la Société américaine du cancer, ne mettra pas un terme au débat. Elle ne doit pas décourager les personnes qui le souhaitent de bénéficier d’un soutien psychologique, souligne l’auteur, car les retombées personnelles ou sociales d’une telle démarche sont importantes. Cela signifie cependant que ce soutien ne doit pas être recherché dans le seul but de prolonger sa vie. Des conclusions qui peuvent aussi déculpabiliser certains patients déprimés.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(23/10/07)