Ruby Villar-Documet - Psychologue clinicienne, Psychothérapeute
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BIBLIOGRAPHIE

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DEPECHES SPÉCIALISÉES

 

1- CERVEAU – MATHS.

Les filles aussi fortes que les garçons.

Le sens des mathématiques n’est pas plus féminin que masculin. Une récente étude américaine vient de montrer que les résultats aux tests de mathématiques effectués du primaire au lycée étaient entièrement indépendants de toute considération sexuelle.

« Les filles sont moins douées en maths que les garçons, c’est bien connu. » Cette vieille croyance populaire véhiculée par les professeurs et les parents d’élèves continue, en dehors de toute preuve scientifique, à hanter les salles de classe. Il faut dire que dans le domaine des mathématiques, de la physique, ou de l’ingénierie les femmes restent encore aujourd’hui largement sous-représentées aux plus hauts niveaux. De quoi alimenter, à tort, le fantasme d’une prédisposition masculine aux disciplines scientifiques.

Dans une publication parue dans Science le 25 juillet, Janet Hyde, psychologue à l’université du Wisconsin, et son équipe s’attaquent justement à ces préjugés sexistes. « Les stéréotypes sont très, très résistants, explique Janet Hyde, mais en tant que scientifique je me dois de les confronter aux chiffres. » En analysant les résultats obtenus à des tests de mathématiques par plus de 7 millions d’élèves (de 7 à 17 ans) dans 10 états américains, elle a en effet constaté qu’il n’y avait, en moyenne, aucune différence significative entre filles et garçons, et que rien ne permettait d’affirmer que les meilleurs résultats étaient statistiquement obtenus par ces derniers. Certains défendent pourtant becs et ongles l’idée que les femmes sont moins disposées que les hommes à répondre à des problèmes élaborés et que cela expliquerait pourquoi elles sont moins nombreuses aux postes scientifiques de première importance. En utilisant d’autres données, plus parcellaires, recueillies dans le cadre du National Assessment of Educational Progress (échantillons de 50.000 à 150.000 élèves de quatrième et de première), Janet Hyde montre cette fois-ci qu’il n’y a pas de différence entre les sexes dans les résultats portant sur des problèmes jugés complexes. Une mise au point salutaire qui devrait définitivement mettre fin aux idées reçues.

Tristan Vey
Sciences et Avenir.com
29/07/2008